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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 02:18

 

GALERIE PHOTOS.....

 

Après à nouveau trois semaines d'absence , nous revoilà à bord, le coeur lourd des amis partis trop tôt, d'une mère tant aimée partie elle aussi. Nous sommes rentrés plusieurs fois en France ces derniers mois, pour des deuils mais aussi des joies de nouvelle vie, nouveaux amours, nouveaux projets chez les uns et les autres…

 

Le blog de Kauana reprend son fil pour ses dernières semaines en mer de Cortes. Nous y retrouvons nos amis Bill et Chris qui naviguent depuis 25 ans entre l'Alaska et le Mexique où ils ont maintenant une maison.

 

Laissé à la marina Fonatur de LaPaz le bateau a besoin d'un coup de nettoyage et nous même d'une remise en route. Nous partons quelques jours dans les iles pour en retrouver l’enchantement, pour nettoyer la coque aussi, remettre à poste les voiles, le dessalinisateur, la canne à pêche, l'appareil photo etc…

 

 Voici quelques images prises début décembre et ces derniers jours , on y voit comme la sécheresse a changé le paysage.

 

001-CORTES DEC 2013

 

008-CORTES DEC 2013

 

009-CORTES DEC 2013

 

015-CORTES DEC 2013

 

020-CORTES DEC 2013

 

041-CORTES JANV 2014

 

031-CORTES JANV 2014

 

038-CORTES JANV 2014

 

 

Il fait beaucoup plus chaud que l'année dernière à la même époque ; c’est agréable pour se baigner, l’eau est à 22° et  assez claire. Il  y a très peu de vent.

 

047-CORTES JANV 2014

 

048-CORTES JANV 2014

 

Le vent du Nord, porteur de froid, ne dure pas, la brise de Sud est évanescente…« Febrero loco, marzo tampoco » dit le proverbe .C’est le temps normal nous dit-on .

Ce qui est moins normal c'est que les sardines ne sont pas  arrivées : pas de sardines, pas de jurel, pas de baleines, pas de dauphins…du moins très peu, la mer est  plate. A défaut de jurel Rémi  pêche des pagres, des sierras, des balistes, des bonites , plus qu’il n’en faut pour nous nourrir , on partage …avec les pêcheurs !

051-PAGRE RAYE

 

Les pêcheurs eux posent des lignes de fond pour prendre des raies qui leur servent d’appât pour des huachinangos, petits vivaneaux rouges portion destinés aux restaurants américains…

 

Nous sommes prêts à partir pour la Polynésie …Trois mille miles, une belle traversée en perspective ..mais il nous faudrait un peu de vent !

29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 06:46

 

..........ALBUM PHOTOS.......

 

001-MEXICO DEC2013

 

El Distrito Federal, comme l’appellent ses habitants, pour ne pas confondre leur ville avec le pays…Quelques jours à Mexico au mois de Décembre c'est l'effervescence  puissance dix. Manifestations politiques, religieuses, ethniques, commerciales, festivités de Noël, plus que jamais les rues débordent de bruit, musique et couleurs.

 

007-MEXICO DEC2013

 

Dans le centre historique qu'on appelle le Zocalo un flot humain monte et descend les rues entre le parc Alameda et la place de la Constitucion.

 

014-MEXICO DEC2013

 

C’est bientôt Noël les attractions ne manquent pas.

 

015-MEXICO DEC2013

 

Lorsque la nuit tombe, clowns , musiciens, acrobates affluent sur les trottoirs, attirant chacun son lot de promeneurs, tandis qu'au pied de la Cathédrale, sous le grand drapeau national qui marque l'entrée du Palacio Nacional  un groupe d'indiens Aztèques effectue une danse rituelle.

 

016B-MEXICO DEC2013

 

 Manifestation pacifique, au rythme d'une musique qui les fait entrer en transe, ils expriment ainsi  leur culture ancestrale dans un milieu urbanisé à l'extrême. Tout comme ce chamane qui tout au long de la journée soigne à coups de fumée et imprécations : les gens font la queue pour recevoir ses bienfaits comme pour prendre un café au Starbuck.

005-MEXICO DEC2013

 

Nous regardons cela en dégustant une ayutla, tortilla de mais croustlllante , garnie de légumes et fromage, en compagnie d'une étudiante qui nous explique la valeur historique de cette place. Le Palacio Nacional, siège du gouvernement, a été construit à l'emplacement même du palais du souverain Aztèque, Moctezuma. La ville Aztèque avait été construite sur une lagune. L'empire Aztèque était alors à son apogée. Les historiens continuent à épiloguer sur les raisons qui ont amené Moctezuma  à accueillir Cortès et ses troupes comme des amis, pendant plusieurs mois,  et non comme des conquérants qu'ils étaient. Cela lui a valu d'être lynché par son peuple. Son neveu et successeur, Cuauhtémoc, devenu un héros de la résistance à l'envahisseur, fut pendu par les Espagnols, ce qui marqua la fin de l'empire Aztèque.

Aujourd'hui c'est une incroyable mixité que l'on perçoit, un double enracinement dans  des cultures également riches dont aucune ne céde le pas à l'autre…Notre jeune étudiante nous explique tout cela avec une conviction sympathique.

Nous retrouverons ces particularités de la  « mexicanité »  dans les peintures de Diego Rivera et Frida Kahlo, dans le très populaire pélerinage de la Guadalupe, dans les saveurs de la cuisine mexicaine…

Mais pour l'instant nous sommes en pleine manifestation politique. Des centaines de policiers déferlent dans la grande Avenida Juarez qui borde le parc Alameda et le musée des Bellas Artes.

 

017-MEXICO DEC2013

 

"Il y en a tout le temps en ce moment" nous explique-t-on. "Personne n'est content du gouvernement ... L'important est de savoir par où filer quand ça dégénère…" Ce soir ça ne dégénère pas. Nous avons plutôt l'impression de figurer dans un film : devant ces centaines de policiers casqués, matraques et boucliers dressés, les jeunes se prennent en photos dans des postures moqueuses, la petite marchande de bonbons fait ses affaires, le clown lance quelques blagues…

 

020-MEXICO DEC2013

 

  L'atmosphère est plutôt décontractée, pourtant l'heure est grave: outre l'augmentation du coût du ticket de métro les députés mexicains ont voté une loi mettant fin au  monopole d'Etat sur les ressources énergétiques du pays. Cette réforme constitutionnelle est historique. "Traitres à la patrie" entend-on crier. La PEMEX, Petroleos Mexicanos, créée en 1938 suite à la nationalisation des compagnies pétrolières américaines, représente le trésor de guerre des Mexicains, le garant de leur indépendance .  A l'instar de ce qui s'est fait récemment au Brésil le gouvernement cherche à moderniser la PEMEX en faisant appel à  des sociétés extérieures, ce qui pour les opposants revient à faire perdre au Mexique la main mise sur ses  ressources énergétiques…

 

019-MEXICO DEC2013

 

Depuis  quelques jours une autre foule afflue dans les rues du centre ville : ce sont les pélerins de Notre Dame de Guadalupe, la Vierge métisse. De tout le  pays  des millions de croyants arrivent dans la capitale avec pour tout bagage une couverture, quelques vêtements et une « Lupita" qui sera bénie et les protègera tout au long de l’année.

 

026-MEXICO DEC2013

 

 

029-MEXICO DEC2013

 

036-MEXICO DEC2013

Pas d'hôtel ni de restaurant pour ces voyageurs mais  la soupe distribuée par des associations caritatives ou de simples particuliers et le trottoir pour se reposer.

 

034-MEXICO DEC2013

 

Tout au long de l'année il y a des pèlerinages à la Basilique de Guadalupe, mais le 12 Décembre est le plus important, c'est le jour anniversaire de l'apparition de la Vierge à un jeune indien baptisé, Juan Diego. C'était en 1531. La Vierge est apparue une première fois devant l'indien sur la colline de Tepeyac, en demandant qu’on construise une église à cet endroit, puis une seconde fois devant l'évêque qui souhaitait vérifier ses dires , ouvrant ainsi des siècles de dévotion.

 

039-MEXICO DEC2013

 

Sur la place devant la Basilique règne une ambiance de kermesse où se mêlent les plumes et les croix, l'exubérance folklorique et la ferveur religieuse, les cultes précolombiens et les rites catholiques.

 

043-MEXICO DEC2013

 

037-MEXICO DEC2013

 

046-MEXICO DEC2013

 

En 2002  le pape Jean Paul II a canonisé Juan Diego , le premier saint indien du calendrier chrétien. Ce geste a été perçu comme un signe, sans précédent au Mexique, de reconnaissance et de sympathie envers  une communauté indigène victime des persécutions de l'Histoire et encore aujourd'hui marginalisée, privée de terres, d'emplois …

 La Guadalupe, Vierge métisse qu’on appelle affectueusement la « Indita » est la Sainte Patronne du Mexique depuis 1895, de toutes les Amériques depuis Jean Paul II. La Basilique est le monument catholique le plus visité après le Vatican.

 

040-MEXICO DEC2013

 

 

Diego Rivera et Frida Kahlo: je ne présente pas ce couple d’artistes phares du XX° siècle mexicain . Ils  ont été exposés au Musée de l’Orangerie cet hiver, mais quand on est à Mexico on a le bonheur de toucher matériellement ce qui a été leur vie et leur œuvre.

   

Sur l’escalier principal du Palacio Nacional ces fresques de Diego Rivera sont un bel exemple de l’art mural , qu’on compare parfois aux vitraux des églises : monumental, réalisé pour être vu et compris par tous , dans un lieu publique, inamovible, pédagogique , voire propagandiste, racontant l’histoire du pays, la culture ancestrale,  les mythes religieux …


080-MEXICO D.RIVERA

 

 Celles-ci sont conçues comme un tryptique, chaque mur racontant de façon allégorique l’histoire du Mexique : la période idyllique du monde indien pré-hispanique, la cruauté des conquérants espagnols et de la christianisation, la dictature de l’oligarchie locale au XIX°  siècle et la révolution.

Le dernier panneau évoque le  Mexique d’aujourd’hui et demain selon l’idéal marxiste

 

077-MEXICO D.RIVERA

 

Dans la galerie autour de la cour intérieure  d’autres fresques très colorées évoquent la vie avant la colonisation :

 

084-MEXICO D.RIVERA

085-MEXICO D.RIVERA

  Une autre fresque vue au Musée Mural du Parc Alameda est intitulée : Rêve d’un dimanche après-midi dans le parc Alameda.


073-MEXICO D.RIVERA

 

  On y voit les personnages qui ont marqué l’histoire du Mexique se promenant dans le parc au milieu des petits vendeurs. Hernan Cortes , le héros président Benito Juarez, le dictateur Porfirio Diaz, Diego Rivera lui-même, enfant, donne la main à  la « Calavera Catrina » , figure familère de la fête des morts, caricaturant ici la vanité de la bourgeoisie citadine. Derrière lui Frida Kahlo son épouse.072-MEXICO D.RIVERA


 Au Mexique Diego Rivera a beaucoup travaillé sur commande de l'Etat.  Pendant quelques années il a travaillé aux Etats Unis pour des commanditaires capitalistes. On lui demande un jour d'effacer le portrait de Lénine qu'il avait glissé dans une fresque destinée au Centre Rockfeller. Il refuse. Il doit abandonner son oeuvre qui sera détruite...

 

Il a refait cette fresque pour le palais des Beaux Arts de Mexico. Nous voulions la voir. Malheureusement  toutes les oeuvres des peintres muralistes étaient masquées pour cause de travaux. Nous avons bénéficié d'une exposition d'un tout autre genre: des oeuvres de  l'artiste française Louise Bourgeois, plasticienne avant-gardiste connue pour ses Areignées-Maman


047-MEXICO DEC2013

 

Visiter la maison de Frida Kahlo est émouvant. Une maison bleue enfouie dans la végétation, une pyramide rose, des collections d'objets aztèques. On entre dans l'intimité d'une oeuvre et de l'artiste tant elle a peind, clouée sur ce lit ou ce fauteuil,  ce qui était en elle et autour d'elle.


066-MEXICO F.KAHLO

067-MEXICO F.KAHLO

 

068-MEXICO F.KAHLO

 

071A MEXICO F.KAHLO

La garde robe de Frida Kahlo: inspirée des robes des femmes de la tribu de tehuana au Sud du Mexique, tribu organisée en société matriarcale. Choix qui exprime son attachement  au costume indigène, ses convictions politiques, tout en lui permettant de masquer son infirmité.


070-MEXICO F.KAHLO

 

Cette maison musée est située au coeur de Coyoacan, quartier résidentiel de Mexico qui ressemble  à un village avec ses places, son marché coloré

 

064-MEXICO DEC2013

 

065-MEXICO DEC2013

 

059-MEXICO DEC2013

 

 

 

 

En fin de soirée ou de semaine dans les parcs de Mexico on danse ..


054-MEXICO DEC2013

 

055-MEXICO DEC2013

 

 

 

Pendant notre séjour à Mexico nous avons retrouvé nos amis de Polynésie, Régine et Joël, qui avaient passé quelques jours à bord de Kauana en Mer de Cortes. Ensemble nous avons grimpé les marches des pyramides de Teotihuacan

 

092-TEOTIHUACAN DEC2013

 

088-TEOTIHUACAN DEC2013

 

Site archéologique situé à une cinquantaine de kilomètres de Mexico, édifiée entre le I° et le VII° siècle, Teotihuacan,« lieu où sont créés les dieux », se caractérise par les très grandes dimensions de ses monuments et par leur ordonnance géométrique. Les plus célèbres sont  la pyramide du Soleil , la pyramide de la Lune et le temple du Serpent à Plumes.


097-TEOTIHUACAN DEC2013

 

Classé Patrimoine de l'Unesco depuis 1985 Teotihuacan est loin d'avoir révélé toute son étendue. Actuellement un petit robot archéologue, merveille de  technologie nommé Tlaloc, du nom du dieu de la pluie , explore un tunnel vieux de 1800 ans sous le Temple du Serpent à Plumes ...


Nous avons aussi bien sûr visité  le très beau Musée d'anthropologie de Mexico.


103-MEXICO DEC2013

 

112-MEXICO DEC2013


104-MEXICO DEC2013


24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 01:24

....ALBUM PHOTOS......

 

Les fortes chaleurs de l’été sont passées, les pluies diluviennes aussi, les vents sont faibles, en ce mois de Novembre la Mer de Cortez offre un visage serein, calme, presque trop calme .

 

06 SAN JOSE NOV

 

L’eau est chaude, c’est agréable pour se baigner. Mais en l’absence des sardines on ne voit plus ces troupeaux de dauphins frénétiques, ces chasses de pélicans et frégates qu’il y avait avant l’été, les baleines ne sont pas encore là.


01 CATALINA NOV

 

 A terre la magie des ors et des ocres  s’est effacée, le vert s’est installé.

 

02 CATALINA NOV 

 

03 SAN JOSE NOV

 

Les buissons épineux sont maintenant couverts de feuilles rondes et charnues, les cactus explosent de vitalité,sur un tapis d’herbe tendre .

 

13 CATALINA NOV

 

24 SAN JOSE NOV

 

On voit alors sortir des vaches et des chèvres qui cachaient leur maigreur à l’ombre des roches dénudées.

 

  16 SAN JOSE NOV

 

 Elles nous regardent comme si nous étions un train.

 

Ce n’est pas toujours aussi vert nous dit-on, parfois il ne pleut pas de tout l’été…

 

Dans les vallées de l’ile Catalina on entend chanter l’oiseau cardinal , on l’aperçoit parfois , il se confond avec les fleurs de flamboyants ou les fruits rouges de la fausse pithaya.

 

14 CARMEN NOV

 

Sur l’ile San José , un polygonum carmin qu’on ne verra pas ailleurs rampe au fond des lits de rivières déjà asséchées , il grimpe aux cactus, s’étale au bord du  chemin.

 

18 SAN JOSE NOV

 

19 SAN JOSE NOV

 

 

20 SAN JOSE NOV

 

Il nous amène au ranch de Doña Alba.

 

30 SAN JOSE NOV

 

29 SAN JOSE NOV

 

Doña Alba et ses filles aux yeux verts.

 

28 SAN JOSE NOV

 

Cela la ferait rire de savoir que je l’appelle Doña, et pourtant , à sa manière de nous recevoir, de nous faire asseoir au coin ventilé de la terrasse, aux tenues apprêtées de ses filles, on dirait une châtelaine qui attendait ses visiteurs. Elle nous offre le café dans des tasses en porcelaine qui détonnent dans cet univers de minimum vital, dédié aux chèvres et filets de pêche. Alba nous raconte sa vie : née à LaPaz  elle s’est mariée à 17 ans, depuis elle vit au ranch de sa belle famille, elle n’en sort quasiment jamais mais se tient au courant de tout avec la télé. Ranch est un grand mot pour décrire les lieux: un puits avec une pompe,  5 petites maisons en dur, il y en avait une quinzaine auparavant, chacune son enclos à chèvres, les habitants ne sont pas propriétaires de la terre mais exploitants ;  le ranch est fièrement inscrit sur les cartes ce qui le différencie des « campimiento » de pêcheurs dont Doña Alba ne voudrait pas. Eleveurs de chèvres essentiellement, de vaches accessoirement, pêcheurs pour leur besoins, dix familles vivaient dans cette vallée il y a encore 5 ans, aujourd’hui trois y demeurent à l’année.

 

31 SAN JOSE NOV

 

 

Seule la fille de neuf ans va à l’école au village de Naupolo , un jour par semaine , cela représente 20 litres de carburant pour l’emmener Le père est parti vendre des chèvres à LaPaz, il les a conduites à travers l’ile puis embarquées par trente à la fois sur une panga. Le spectacle doit être rocambolesque!  Après quelques minutes de conversation, ne voulant pas manquer cette occasion de boire dans les jolies tasses, la plus jeune des filles va se servir un café ; elle le savoure avec  grâce , indifférente au regard noir que lui jette sa soeur…Les jeunes filles connaissent tout de la faune de l’île et la pêche aux calamars, elles savent faire le fromage et rattraper les cabris , mais elles veulent surtout nous entendre parler de Paris, la « ciudad de la luz ».

 

Qui pouvaient-elles attendre dans leur ranch que la houle du nord rend inaccessible par la mer en cette saison ? Feignant de croire qu’elles sont tous les jours aussi élégantes , nous ne le leur demandons pas, un pêcheur avait probablement signalé par la radio notre présence au mouillage de Mangle Solo… 

10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 14:54

Nous avons laissé Kauana à terre à la marina Fonatur de LaPaz , nous le retrouverons fin septembre.

7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 02:09

 

..........Album photos....

 

 Souvent appelées les «  Galapagos de l’hémisphère Nord»,  les îles de Mer de Cortez pourraient n’être qu’une succession de cartes postales s’il n’y avait l’exubérance et la diversité de la faune. Que ce soit à terre, sur l’eau ou sous l’eau il y a toujours du monde à voir. Sous le statut de Réserve de la Biosphère depuis 1970 , auquel s’ajoutent localement des statuts de Parc Maritime National, Sanctuaire d’oiseaux, Aires protégées etc…c’est mieux qu’aux Galapagos car la population humaine n’est pas exclue, elle peut y vivre, avec des activités de pêche ou chasse raisonnables.

 

 Les biologistes n’ont pas fini de répertorier toutes les espèces endémiques qui s’y trouvent ni d’expliquer comment elles ont traversé des siècles d’éruptions volcaniques, isolement et sécheresse. Voilà ce que j’ai retenu de mes lectures :

 

Trois  éléments naturels contribuent à la biodiversité et au taux d’endémisme élevé qui caractérisent la côte et les iles de Mer de Cortez.

La création de cette mer par l’effondrement de la faille Andréas a provoqué un isolement et un besoin d’adaptation propices au développement des espèces endémiques. Le courant de Californie en se déplaçant vers l’équateur déplace des masses d’eaux qui provoquent des remontées d’eau froide au Sud de la Péninsule. Ajoutés aux courants de marées ces brassages  sont propices au développement de la vie marine, elle même indispensable à lensemble de la faune. Le phénomène El Niño vient régulièrement perturber ce système en  laissant des masses d’eau chaude sur la côte Pacifique, il y a donc moins d’eau froide et moins de brassage, donc moins de plancton et moins de poissons. Par contre cela produit une forte évaporation suivie de précipitations qui, même si elles n’arrivent qu’une fois tous les 3 ou 5 ans, permettent la vie dans le désert.

Nous ne sommes pas dans une année El Niño , l’eau est très riche, il y a des milliers d’oiseaux, de poissons et beaucoup de baleines.


001 PELICANS

 

Tout d’abord les oiseaux. Pélicans, sternes, fous, pétrels, goélands, frégates, hérons, aigrettes, balbuzards… c’est un ballet ininterrompu.

 

027 GOELAND

 

056 BALBUZARD

 

Les chiffres sont impressionnants …On considère que 500 000  sternes élégantes et  goélands de Heerman viennent de toute la côte Pacifique pour nicher en Mer de Cortez, que 50% de la population mondiale de fous à pattes bleues vivent dans les îles Midriff.

 

051 GOELANDS 

 Quand on débarque sur une île où nichent les goélands dits de Californie ce sont les images d’Hitchock qui  viennent en tête.Théoriquement on ne devrait pas le faire en période de nidification, mais quand on voit l’agressivité entre eux et envers les  petits on se permet d’aller faire quelques photos…Des œufs aux poussins on a tous les stades de croissance

031 GOELAND 

030 GOELAND

 

038 GOELAND

 

041 GOELANDS

 

Jusqu’à il y a une vingtaine d’années le ramassage des œufs se pratiquait, au point de mettre en péril certaines espèces.

 

Beaucoup plus calmes que les goélands sont ces petits oiseaux plongeurs dont j’ignore le nom. Ils ont les yeux rouges. On les aperçoit en mer de très loin, en groupes si importants qu’on croit voir une baleine. D’un seul coup ils plongent et  disparaissent tous ensemble, comme une lumière qui s’éteind, puis ils réapparaissent, les uns très vite après les autres.

 075 PLONGEUR

   

072 PLONGEUR

  

Le pélican brun est omniprésent. Il a perdu sa superbe gorge rouge du temps des amours, mais il est très affairé auprès des petits.

 009 PELICANS

 

010 PELICANS

 

C’est l’occasion de vérifier le mythe du bon père  associé depuis l’antiquité à cet oiseau qui laisse ses petits avec leur long bec fourrager au fond de son gosier. Durant les premières semaines de leur vie les petits pélicans s’y nourrissent d’une  bouillie prédigérée par le parent, puis quand ils commencent à avoir du duvet ils trouvent directement le poisson qui peut atteindre plusieurs centaines de grammes.

 

014 PELICANS

 

Ce comportement étonnant a inspiré un poème à Musset dans lequel on entend le cri de  douleur du père rentré bredouille, dominé par la joie des petits qui festoient avec son cœur ensanglanté. En réalité ce n’est pas son cœur qu’il offre , ce sont les entrailles rouges du poisson qu’il a pêché ...

De plus ce n’est pas forcément le père, cela peut être la mère.

Cet oiseau préhistorique, un des plus anciens existant tel quel sur la terre , il est là depuis le début de l’ère tertiaire , est en fait très moderne : les parents couvent et nourrissent à tour de rôle. Au bout d’un mois, dés que le petit commence à avoir du duvet, les deux parents partent ensemble en quête de nourriture, exclusivement du poisson, laissant leurs oisillons sous la surveillance d’un adulte de la communauté dédié à ce rôle .

 

004 PELICANS

  Quand les nids sont rapprochés on dirait une crèche , sinon, quand ils sont dans les arbres on voit toujours un adulte pas loin qui surveille plusieurs nids. Quand un parent revient de la pêche tous les petits alentour réclament dans un vacarme terrible, mais chaque parent reconnait et nourrit le sien.

 020 PELICANS

 

On dit que les pélicans peu belliqueux ont besoin d’endroits calmes pour nidifier et que la moindre intrusion humaine fera déménager la colonie. Nous avons vu cela sur l’île Angel de La Guardia , un vrai village de nids abandonnés...mais aussi curieux que cela paraisse là où nous avons vu le plus de nids en activité   c’est sur un îlot dans Bahia Concepcion , où les pêcheurs mexicains emmènent chaque jour des touristes se baigner...ça ne durera peut-être pas.

 

Dans Bahia Concepcion nous voyons un autre animal étrange : le requin baleine.


202 REQUIN BALEINE

 

 197 REQUIN BALEINE  

C'est le plus grand poisson du monde : 15 mètres de long à l’âge adulte, celui là fait 4 ou 5 mètres ; c’est un juvenile en quête de nourriture : plancton, œufs de poisson ….


201 REQUIN BALEINE

 

Tranquille et presque souriant, tous les matins il évolue le long de la plage où sont installés des campeurs, pas farouche du tout. A La Paz c’est la grande attraction touristique d’Octobre à Février, c’était étonnant d’en rencontrer dans Bahia Concepcion au mois d’Avril.

 

La visibilité est telle que malgré sa bonne volonté je n’ai jamais réussi à le photographier en entier !

 

Est-ce la saison qui le veut, ou faut-il attendre une année Niño ? ou est-ce la Polynésie qui nous a trop gâtés ? L’eau n’est pas claire, elle est même souvent opaque, très chargée en micro-organismes. C’est qu’il y a du monde à nourrir ! La densité et la diversité des poissons compense le manque de clarté. J’ai quand même fait quelques photos en snorkling . 

 

176 POISSONS ANGE

196 SOULO

172 CARANGUES

  

Cousteau qualifiait   la Mer de Cortez de «  plus grand aquarium du monde ». Une ile porte son nom et sa statue sur le Malecon ( la croisette de LaPaz) nous rappelle son action au service de la planète. La fondation Cousteau a créé un Observatoire des Mers au sein du CIBNOR, le grand centre de recherches scientifiques de LaPaz, dont le but est de collecter toutes les données concernant l’impact de l’activité humaine et du changement climatique sur les côtes mexicaines….

Dans la Mer de Cortez on trouve 36 espèces de mammifères marins, 5 espèces de tortues marines, 900 espèces de poissons….

 

La grande affaire c’est la sardine, qui attire et nourrit tout le monde : 


129 SARDINES


Dauphins  communs ou grands dauphins, en bancs immenses, nous escortent un moment, en plongeant et sautant, puis  retournent à la sardine, le spectacle est toujours très beau

 097 DAUPHINS

 

108 GRAND DAUPHIN

 

Celui-là faisait des bonds à quelques mètres de nous au mouillage :

 

103 DAUPHINS

 

La nuit on les entend autour du bateau, on peut voir leur sillage dans l’eau phosphorescente. Parfois on entend aussi le souffle d’une baleine et on devine un saut dans l’obscurité .

 

Il y a beaucoup de baleines. En trois heures de navigation entre l’ile Espiritu et l’ile San Francisco, près de LaPaz, nous en avons croisé une quinzaine :pas les plus intéressantes , des rorquals communs, un dos qui luit au soleil, un léger souffle une amorce de queue qui disparaît très vite.

 

Les baleines joubartes, elles, sont plus spectaculaires :

 

 

112 BALEINE JUBARTE 


120 BALEINE JUBARTE

 

119 BALEINE JUBARTE

 

La baleine bleue, ou rorqual bleu, est plus rare mais impressionnante. Deux fois la taille du bateau, c’est le plus gros animal du monde et le plus discret Quand  elle apparaît c’est toujours avec beaucoup de grâce. Sur l’horizon on aperçoit tout juste un dos telle une ile qui surgit dans un souffle puissant, déploie son long dos bleuté et disparaît sans agitation.

 122 BALEINE BLEUE

 

125 BALEINE BLEUE

 

127 BALEINE BLEUE

 

Poids total entre 100 et 190 tonnes, si tant est que cet animal puisse être pesé. Son coeur est gros comme une voiture et sa langue pèse le poids d'un éléphant. Elle peut ingurgiter 90 tonnes d'eau et nourriture, composée de krill, un minuscule crustacé ( c'est drôle , le plus petit animal au monde nourrit le plus gros! ), mais aussi de calmars et ici de sardines.Elle séjourne en Mer de Cortez d'Avril à Juin, puis elle retourne dans le Nord.

 

Pour conclure je vous livre ce texte , extrait  de l’Opéra du Pauvre  écrit par Léo Ferré. Merci à l’internaute qui l’a publié.

 

C’est le procés de la Nuit. Elle est accusée de faire disparaître l’Ombre. Des témoins l’ont vue. Son avocat est le hibou. Voici le témoignage de la baleine bleue :

 

« 

Chez moi, il fait toujours Nuit dans nos âmes...

 

J'étais d'un grand pays sous-marin et bleuté

Bleu comme la Nuit quand elle est bleue

Le bleu ne m'arrivait que par la voix des Hommes

Moi j'étais comme il faut le temps de me laver

De manger, de parler à mes copains

 

L'important est de ne pas s'imaginer être trop grosse. Ce sont les Hommes qui ont peur de moi, et ils ont tort. Nous nous parlons de loin avec tous les copains. Mon chant vient de là-bas où se tiennent les franges du temps qui passe et que vous mesurez, vous autres, avec des méridiens. Je suis un cétacé. Et vous? Des chasseurs nucléaires, aujourd'hui? Depuis les Basques de ce siècle quatorze...

Je pars vers le Sud avec mon amant trouvé dans le Grand-Nord... et puis là-bas, nous nous aimons. On se nourrit au lard... de baleine! On mincit tout l'été et on baise... oui, comme vous... avec en plus, cette illusion que nous avons de l'aventure sous-marine et des chants dont nous nous émerveillons. Nous entendons de loin, de très loin. Nous nous parlons. Nous nous aimons encore. Et puis, à l'automne, nous nous quittons. Et dans les algues inventées, nous chantons la bruyère avec Apollinaire:

 

"…Odeur du temps brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends"...

 

Le procés s'achève au lever du jour par un non-lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 23:00

 

  …….Album photos…….

 

La Mer de Cortes continue à nous enchanter. Nous remontons  vers le Nord et les iles Midriff, avec chaque jour le sentiment de jeter l’ancre dans une galerie de tableaux où se rencontrent des pêcheurs, des cactus, quelques navigateurs et beaucoup d’animaux.

 

L’incroyable variété des paysages s’explique par la géologie des iles. Sans être spécialiste on retient que certaines iles sont nées d’un détachement du continent par les mouvements tectoniques ou une montée des eaux , d’autres sont nées d’éruptions volcaniques, d’où ces reliefs et couleurs dont le soleil se joue pour le régal des yeux…

 

188 SAN JOSE

 

182 LOS GATOS

 

114 PARTIDA NORTE

 

153 SAN CARMEN

 

Du Sud au Nord :

 

L’ile San Jose , avec de très beaux mouillages à l’Est, malheureusement  même par calme plat la houle passe autour des pointes et nous fait rouler comme dans un  tonneau.

 

001 SAN JOSE

 

016C SAN JOSE

 

009 SAN JOSE

 

Sur la côte un joli mouillage aux roches rose petit cochon, Los Gatos :

 

178 LOS GATOS

 

180 LOS GATOS

 

L’ile Carmen avec d’anciennes salines en partie transformées en relais de chasseurs , on y chasse le bouquetin en hiver :

 

021 SAN CARMEN

 

167 SAN CARMEN

 

162 SAN CARMEN

 

Lumière dorée du petit matin, un rêve de pêcheur…

 

154 SAN CARMEN

 

Seuls les jaillissements des raies troublent la surface de l’eau.

 

157 SAN CARMEN

 

Puis le soleil monte, le couleurs changent, on aperçoit au loin des pangas qui passent.

 

048 CATALINA

 

Les pêcheurs sont itinérants, ils établissent leur campement dans une zone pour une ou plusieurs semaines, ne retournant à la côte que pour débarquer le poisson et refaire le plein de glace , eau et carburant.

 

139 BAHIA CONCEPCION

 

015A SAN JOSE

 

Le contact avec eux est agréable. Quand on se trouve à proximité on va bavarder à leur retour.

 

175 AGUAVERDE

Quand ils ont besoin de quelque chose ils n’hésitent pas à venir demander : du feu, de l’eau, du nescafé, de l’aspirine même pour un plongeur qui était resté un peu trop longtemps au fond. Quand ils offrent du poisson on répond «  Merci, on en a déjà, on aime pêcher ! », alors ils nous indiquent les bons spots, nous donnent des appâts. Ils appâtent avec de la sardine vivante ou congelée, plus noble et plus efficace que nos beaux appâts en plastic. En sous marine ou à la ligne la pêche est toujours fructueuse, du moins suffisamment pour nous,

 

015 SAN JOSE

 

car eux se plaignent, trouvent qu’il y a moins de poisson qu’avant. Trop de pêcheurs ? Changement climatique ? Il fait plus froid que la normale disent-ils. La rumeur dit que le  gouvernement a vendu des droits de pêche à des bateaux chinois ou coréens. Le petit pêcheur sur sa panga se convertit à l’occasion en guide touristique, pour quelques pesos ou le plaisir il emmène les pêcheurs amateurs  sur les lieux qu’il connaît.

 

134 JUANICO

 

Parfois il est accompagnateur sur des vedettes de charter pêche ; au vu du nombre de bateaux gros ou petits en charter pêche, en général immatriculés aux USA avec équipage mexicain, on peut penser que le business marche.

Cette cohabitation de la pêche artisanale avec le tourisme et la pêche sportive est un des axes de développement souhaités pour la Basse Californie.

 

151 SAN CARMEN


016B SAN JOSE

 

Il y a les petits bateaux, les pangas, avec deux ou trois personnes, en général affiliés à un syndicat ou une  coopérative, dont la pêche varie d’une semaine à l’autre selon la saison ou la demande. Tout le poisson est remonté à la main, aussitôt mis à la glace.

Il y a quelques ligneurs, bateaux un peu plus gros: ceux-là viennent de Mazatlan au Sud , ils posent des lignes de fond pour la « vacheta », un mérou des grandes profondeurs.

 

081 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Mais il y a aussi les bandits, ceux qui viennent pêcher de nuit en sous marine au narguilé. On entend leurs voix, le petit compresseur qui tourne. A quatre ou cinq en quelques heures ils font un massacre. Le lendemain matin la baie est en deuil. Les autres pêcheurs, les« puro anzuelo », «  uniquement l‘hameçon », ne les aiment pas …

 

Ile Santa Catalina :

 

024 CATALINA


031 CATALINA

l'on rencontre toutes sortes de cactus.

 

Le cactus cardon, le plus grand au monde, peut  atteindre 20  mètres de haut:


088 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Endémique de Basse Californie le cactus tonneau se limite à  quatre mètres: 

030 CACTUS TONNEAU


Fleurs de cactus : régal des insectes mais aussi des piverts, des lézards, des iguanes…

038 CACTUS

 

034 CARDON

 

La Pitahaya dont les fruits rouges sont recherchés pour leur goût fin et leur richesse en vitamines.


218 PIC VERT

A part quelques escales bien répertoriées dans les guides, comme Juanico, Aguaverde, Bahia Concepcion , Puerto Escondido, nous  ne rencontrons pas beaucoup de bateaux de plaisance. Pourtant il y en a  plein, les marinas sur la côte continentale en hébergent des milliers.

C’est que les anglo-saxons, américains et canadiens, ne voyagent pas comme nous. Pour nous,  éternels puceaux des océans, toujours à la recherche de l’ile vierge,  quand il y a deux bateaux au mouillage c’est déjà trop et on se dit , qu’il faut aller ailleurs… Pour trouver  « un lieu où d’être un homme de mer on ait la liberté” ?

 

Les américains c’est tout le contraire, ils aiment avant tout  être ensemble , naviguer en groupe, se retrouver dans le même mouillage, squatter joyeusement le même ponton, dans une ambiance campus junior collège.

 

134A PUERTO ESCONDIDO

 

 Pour organiser cette vie sociale il y a le rendez vous sur le net à 7h30, le morning-coffee et le happy-hour  qui commence par quelques verres  autour d’un ponton et se termine à quinze dans le plus mauvais resto de la ville.

On nous pardonne de ne pas suivre le groupe, du moins j’espère, et en tant qu’étrangers nous faisons des rencontres tout à fait sympas à «Gringoland ».

 

Beaucoup de ces bateaux vont ou viennent de San Carlos et Guaymas, grande zone de gardiennage et stockage située à l’Est, sur la côte continentale de la Mer de Cortez. Une autoroute rejoint la frontière US de l’Arizona. San Carlos est à 70 miles de Santa Rosalia.

 

Nous continuons vers le Nord, vers l’ile Angel de La Guardia

 

Iles blanches couvertes de guano. Au XIX° siècle les fientes d’oiseaux qu’on appelle le guano étaient une denrée recherchée pour l’industrie et l’agriculture. L’abandon de cette activité a permis aux iles de retrouver leur rôle important dans le  cycle des oiseaux migrateurs.


060 ANGEL DE LA GUARDIA

 

112 PARTIDA NORTE

 

L’ile Rasa où, d’après les biologistes, nichent un demi-million d’oiseaux, goélands de Heerman et sternes élégantes.

 

117 PARTIDA NORTE

 

Ile Partida Norte, tout en basalte et boulders, ici rien ne pousse.

 

125 PARTIDA NORTE

 

123 PARTIDA NORTE

 

Mouillage ouvert au Nord, nous en partirons aux premières lueurs du jour, chassés par 25 nœuds de  Nord pas prévus . D’une manière générale les vents sont bien annoncés, du Nord en hiver, du Sud en été ; mais localement, à cause du relief, de la température  de l’air et de l’eau, ces prévisions sont souvent démenties.

 

L’ile Angel de La Guardia , avec des sommets à 1200 mètres, un patchwork de roches colorées  suspendu entre le ciel et la mer tel un tableau. Pierres volcaniques et grés violets, verts, gris, tuffs  rouges, roses, ocres, rouille : un millefeuille pour le géologue.


056 ANGEL DE LA GUARDIA

 

107 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Baie de Puerto Refugio, abri total .


083 ANGEL DE LA GUARDIA

 

062 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Dans ce monde minéral seuls poussent le cactus cardon,  et le « torote »,l'arbre éléphant dont les branches ressemblent à des trompes.


089 ANGEL DE LA GUARDIA

078 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Nous sommes dans le domaine des otaries et des oiseaux. Les pélicans en escadrille font  la navette enre la baie où ils pêchent et l'îlot où ils nichent.On est en période de nidification pour les goélands à pattes jaunes , dits goélands de Californie, pour les huitriers pie.


091 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Cela veut dire  qu'il y a des millions de moucherons. Quand on en a marre de se donner des baffes on grimpe sur un sommet. Le soir ils se calment .

 

L’eau est fraîche, 13° on ne se baigne pas, dommage !

Des pêcheurs, venus se mettre à l'abri d'un tardif coup de vent du Nord, disent que c’est inhabituel.


069 ANGEL DE LA GUARDIA

 

Angel de la Guardia sera notre point le plus Nord. Fin Mai nous repartons vers LaPaz, en découvrant de nouvelles escales. Les vents sont  en général Sud Est dans la journée, Ouest la nuit .

 

El Pescador , au mouillage devant une belle plage sur lequel se construit un hôtel à connotation écologique. Ecologie et luxe dans un endroit sauvage où l’on n’accède que par bateau …ou hydravion, nous explique le chef de chantier. Les matériaux utilisés sont théoriquement pris sur place, en réalité ils viennent de la côte du Sinaloa:  sable, galets, palmiers ...L’artiste chargé de la déco nous fait visiter les lieux .


129 PESCADOR

 

Bahia Concepcion .

 

142 BAHIA CONCEPCION

 

Bordée par la grande route qui traverse toute la Péninsule cette grande baie parsemée d’ilots est le rendez-vous des camping-cars, caravanes, bateaux sur remorques, mais aussi des voiliers et des jolies villas. Cela fait du monde mais le lieu garde son charme. On y pêche des nacres et des palourdes dans un mètre d’eau.


144 BAHIA CONCEPCION

149 BAHIA CONCEPCION

 

 

Aguaverde, une communauté de pêcheurs sympas et de quoi ravitailler en légumes.

173 AGUAVERDE

Candelero :

170 CANDELERO

 

Dans ce joli mouillage sur la côte au Sud de Loreto nous passons quelques jours, à la recherche du cardinal, un oiseau au plumage rouge vif qui chante comme un rossignol.

 

171 CANDELERO

 

 

On entend ses trilles sonores  dans le vallon épineux, surtout le soir, mais il se cache bien.


209 CARDINAL

Avec un rouge pareil  c’est difficile , nous finissons par l’apercevoir, avec toute la famille .


213 CARDINAL

215 CARDINAL 

Les Méxicains adorent le cardinal. Pour vingt dollars ils s’en offrent qu’ils gardent en cage sur une fenêtre. Chaque cardinal ayant son chant propre le plaisir est infini.

 

La rencontre avec la faune est un des plaisirs  qu’offre la Mer de Cortez. A terre ou sur l’eau il y a toujours de la vie ...

28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:50

.....ALBUM PHOTOS........

 

Il y a une petite auberge au village de San Francisco, style refuge de montagne, très bien tenue, financée par l’Espagne  comme on peut le lire sur le mur de la grande salle ;  nous y passons une nuit, déjà partis dans cet autre monde qu’est la Sierra …

 01 RICARDO

 

Génial la randonnée avec des ânes qui portent tout  ! … ou presque tout : ils nous laissent le poids des ans !

Nous partons donc, avec Ricardo notre guide sur la mule, deux ânes, et nous derrière. Nous aurions pu prendre des mules, mais vus les précipices qui nous attendent et vu qu’elles n’en font qu’à leur tête , tout comme les ânes d’ailleurs , nous n’entrons pas dans le débat et choisissons la marche à pied. Rapidement nous reprenons aux ânes l’eau et le sac photos, ça c’est le poids de la liberté.

 

06 CANYON SANTA TERESA

02 SAN FRANCISCO DE LA SIERRA

 Après une heure de marche sur le plateau, à 1100 mètres d’altitude, entre les chèvres et les cactus nous entamons la descente vers l’arroyo  de San Pablo.


07 CANYON SANTA TERESA


 Le sentier est tout en S, à chaque courbe le panorama est plus beau…

 11 CANYON SANTA TERESA


10 CANYON SANTA TERESA

 

16 CANYON SANTA TERESA

 

 18 CANYON SANTA TERESA

 

17 CANYON SANTA TERESA

 

22 CANYON SANTA TERESA


19 CANYON SANTA TERESA

 

Arrivés en bas nous laissons les affaires et les bêtes à l’emplacement de notre campement pour continuer dans le fond du canyon , en suivant le lit de la rivière pendant une heure et demie.

24 ARROYO SAN PABLO


29 ARROYO SAN PABLO

 

30 ARROYO SAN PABLO

 

Il fait bien chaud !

31 ARROYO SAN PABLO

  

Quand on commence à voir un filet d’eau c’est qu’on approche des grottes : la Cueva de las Flechas et la Cueva La Pintada … 33 ARROYO SAN PABLO

 

34 ARROYO SAN PABLO

 

Dans cette fournaise des entrailles du monde une petite source jaillit des rochers, limpide, timide, imperturbable, elle coule à longueur d’année confirme Ricardo .Nos ancêtres le savaient , qui  il y a 7000 ans s’installaient là et prenaient le temps de raconter leur vie sur les plafonds des cavernes.

 

36 LA PINTADA

 

 Sur 150 mètres de long  une cavalcade d’animaux et personnages géants .Peints en rouge noir et jaune  sur le plafond d’une caverne en aplomb au-dessus de cette petite source.

Un tel panorama  devait inspirer la grandeur.

37 LA PINTADA

 

38 LA PINTADA

 

Pour qui pour quoi ? Le mystère de ces peintures reste entier. Art monumental qu’on appelle «  El gran mural » et qu’on attribuait au peuple amérindien Guatchimi venu du Nord en leur donnant entre 2000 et 3000 ans d’âge. Ceci était vrai jusqu’en 2002, lorsque des études ont prouvé qu’elles remontaient à 7000 ans et plus. Le mystère continue !

D’autant plus qu’il y  a des centaines de peintures rupestres  à travers toute la Basse Californie ! Incroyablement conservées  elles ont été inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993.

 

Au XVIII°  siècle les indiens Cochimis avaient bien révélé aux missionnaires  l’existence de peintures faites par des géants qui auraient appartenu à un peuple ancien disparu…Peut-être disaient-ils cela  parce que les peintures sont monumentales et haut perchées ?

 Un ingénieur chimiste français , employé à la mine de Santa Rosalia, Léon Diguet  fut le premier à explorer la Sierra en 1890 et à  écrire sur ces peintures rupestres.

En 1962 on s’y intéresse à nouveau lorsque qu’un écrivain américain, Gardner,  découvre la spectaculaire cave de La Pintada.

40 LA PINTADA

 

47 LA PINTADA


43 LA PINTADA

 Toute la faune de la région est là : baleine, cerfs, coyotes, vautours, lièvres…Les hommes lèvent les bras : est-ce une danse ? un rite ? déjà le « haut les mains! » ??

 

Réalisées sur plusieurs époques, ces peintures préhistoriques montrent des techniques de dessin avancées, qui se perfectionnent avec le temps.

Superposition des sujets. Contours noir ou blanc. Dessin des sujets plus élaboré : cornes des cerfs.

On suppose que les artistes utilisaient des échaffaudages .

 Comme aux Marquises on voit des trous dans la roche où on pilait et mélangeait les pigments ici d’origine minérale. On n’est pas loin du volcan Tres Virgines . Le noir provient de l’oxyde de manganèse, le blanc du gypse, le rouge et le jaune de l’oxyde de fer.

 44 LA PINTADA

 

Retour vers notre campement à la fraîche.

 

55 ARROYO SAN PABLO


56 ARROYO SAN PABLO

 

Actuellement une famille vit sur l’ arroyo ( ruisseau) San Pablo , là où nous avons posé nos affaires. Ils élèvent des chèvres et cultivent des arbres fruitiers grâce à un système d’irrigation. Les deux fils nous apportent de l’eau et restent à bavarder avec Ricardo, dans un patois dur à comprendre. Du fond de notre tente nous entendons beaucoup de rires et d’histoires de mules. Puis le silence tombe  au fond du canyon, la magie des lieux nous enveloppe tous.

Je n’ai même pas pensé à faire une photo de nous sous la tente pour mettre dans les annales familiales !

 

Au petit matin nous entamons bravement la remontée. On a encore la fraicheur de la nuit  et une belle lumière.

 57 CANYON SANTA TERESA

 

58 CANYON SANTA TERESA

 

60 CANYON SANTA TERESA

 63 CANYON SANTA TERESA

 

 

 

 

27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 06:55

 

La route sur Google map.....  

ALBUM PHOTOS........

 

Quand on vit sur l’eau , les vacances  c’est la voiture ! A force de longer les côtes l’envie de voir ce qu’il y a derrière grandit et dés qu’on trouve un bon endroit où laisser le bateau on file à l’intérieur des terres . La marina Fonatur de Santa Rosalia , un seul ponton , bien à l’abri , est parfaite  pour laisser  Kauana .

 01-SIERRA GIGANTA


03-SIERRA GIGANTA

 

C’est le printemps, le désert fleurit ; en prenant le bus on peut  aller jusqu’à Loreto pour louer une voiture , un peu plus loin en prenant un âne on pourra  aller voir les peintures rupestres de  la Sierra de San Francisco .Au passage il nous faudra aussi passer la frontière pour rafraîchir nos visas .

 

Nous voilà donc partis pour une belle balade  .Un régal .Nous rentrons fourbus mais ravis …Des paysages magnifiques et une immersion dans l’histoire de cette région .


CARTEEn bleu nos escales maritimes , en rouge notre circuit terrestre...

 

Avant l’arrivée des Européens plusieurs  tribus amérindiennes vivaient dans les déserts de Baja California. Peuples de chasseurs-cueilleurs  ils ont quasiment disparu aujourd’hui  mais ont laissé un héritage unique au monde  de peintures rupestres attestant d’une civilisation très ancienne .

En 1537 Hernan Cortez , « Cortez the Killer » , quittait la baie de LaPaz ; voilà deux ans qu’il s’efforçait d’y installer une petite colonie , l’âpreté du climat et de la résistance indienne  le firent renoncer. Cent soixante  ans plus tard, en 1697, des missionnaires jésuites fondaient la première mission à Loreto .Ils construisirent 23 missions  en 70 ans, autour des rares points d’eau existant , évangélisant  et  initiant les indiens  à l’agriculture. Ils  plantèrent ainsi des oliviers, des palmiers dattiers, de la vigne et bâtirent des églises dans des endroits absolument incroyables.

Le contact avec la civilisation occidentale et les méthodes employées apportèrent  la fin du mode de vie des indiens , des maladies , des révoltes. Les jésuites durent partir,  les franciscains puis les dominicains prirent la relève .

En 1821  le Mexique devint indépendant de son voisin américain mais il devait se protéger de nouvelles convoitises .Les missions furent décrétées terres communales. La péninsule désertique, loin de Mexico , devint un repaire de pirates et aventuriers. Un flibustier américain William Walker se proclama  même quelques temps président de la Baja California du Sud !  Les terres du  Nord riches en métaux précieux attiraient les compagnies minières  américaines, mais aussi les européens comme à Santa Rosalia. Pendant la prohibition aux Etats Unis la ville frontalière de Tijuana connut une belle prospérité. Ce n’est qu’en 1952  que la Baja Californie Nord fut proclamée état du Mexique avec pour capitale Mexicali, et en 1974 la Baja California Sud devint le 31° état du Mexique avec pour capitale LaPaz.

 

Route vers la Sierra de La Giganta, à l' Ouest de Loreto.

06-SIERRA GIGANTA

 

 La Mission San Javier, en pierres, construite au XVIII° siècle dans un oasis en pleine montagne.

 

07-SAN JAVIER

 

08-SAN JAVIER

 

Une allure de forteresse : les missions abritaient  des soldats .


15-SAN JAVIER

 

Les rétables fabriqués à Mexico furent transportés en bateau puis à dos de mule.

 

12-SAN JAVIER

 

 Loreto , Mulege , sur la côte, des Missions y avaient été construites aussi autour d’un oasis ;  aujourd’hui c’est gringoland , bien imprégnée du tourisme américain.


22-LORETO

 

Bahia Concepcion  est une suite de criques et belles plages , riches en  faune sousmarine et oiseaux …

23-BAHIA CONCEPCION 

Une seule route traverse la péninsule, nous l’empruntons sur 1200 kilomètres de Loreto à Tecate, traversant des paysages grandioses et  variés  de volcans, déserts, canyons.

 
La « cuesta del inferno » , après Santa Rosalia , vers le volcan des Tres Virgines .

25 CUESTO INFERNO

 

Il y a peu de monde sur la route ,  quelques camions , des contrôles  militaires , peu de stations service…Et puis il y a les petites chemins de terre qui  nous emmènent à droite ou à gauche, vers un ranch ou vers nulle part . On y rencontre des cailles, des écureuils, des oiseaux rouges, jaunes, des lézards, des serpents…

Ici un serpent à sonnettes …qui sonnait bien !

 

85 SERPENTS A SONNETTES

Un couple de cailles avec les petits.88 CAILLES

  

 San Ignacio , un village autour de la mission .

28 MISSION SAN IGNACIO

 

En pierre également, dans un oasis …26 MISSION SAN IGNACIO

 

30 MISSION SAN IGNACIO

 

Nous nous arrêtons dans la petite pension Casa Léjée , du nom de ses fondateurs français . Notre hôtesse, Jane , une américaine passionnée qu’on appelle dans le village  Juanita  , s’est installée là  il y a une quinzaine d’années .  Elle a recueilli  des photos et témoignages des habitants de San Ignacio  dont elle a fait un livre émouvant.


33 MISSION SAN IGNACIO

 San Ignacio est le point de départ de la grande attraction touristique de la région : les baleines  grises. Depuis la nuit des temps les baleines grises  viennent de l’Arctique pour se reproduire  dans les eaux calmes et riches de  la lagune de San Ignacio, tout comme dans celle de Guerero un peu plus  au Nord et celle de Bahia Magdalena au Sud . Trois lieux précis , situés juste en dessous du 28° parallèle. Ces baleines s’y nourrissent en filtrant les crustacés et coquillages aspirés avec  la vase du fond.


47 BALEINES GRISES

 

De Janvier à Mars  il y a grande activité, certaines s’accouplent après des parades amoureuses spectaculaires, d’autres mettent bas après 360 jours de gestation, puis une partie d’entre elles, dont les mâles, repartent vers la Mer de Barents, au-delà du Détroit de Béring où elles se nourriront de krill .Elles vont vite : le Daily paper de Kodiak annonce  qu’elles sont arrivés à Kodiak ! Seules les femelles avec leur petit prolongent le séjour en eaux chaudes de quelques semaines. Ce sont celles là que nous voyons, on est en fin de saison . Ce qui est extraordinaire c’est que ces baleines  semblent apprécier la présence humaine.


52 BALEINES GRISES

 

Le contact est très contrôlé, seules quelques pangas , le bateau local des pêcheurs, sont autorisées à les approcher . 15  mètres de long , 40 tonnes , ces géants sortent la tête hors de l’eau pour regarder les touristes, viennent câliner la panga, passent dessous , ressortent  doucement sur l’autre bord .On peut les caresser, la peau est incroyablement douce , se faire asperger par leur souffle tiède…

  

51 BALEINES GRISES

 

61 BALEINES GRISES 

La balade dans la lagune aux couleurs parfois étonnantes est un vrai plaisir .

 35 LAGUNE SAN IGNACIO

 

38 LAGUNE SAN IGNACIO

 

Quittant San Ignacio  nous bifurquons vers San Francisco de la Sierra pour  voir  les peintures rupestres de la Cueva del Raton. Une route toute neuve traverse des paysages grandioses de canyons bruns et ocres.

62 SIERRA SAN FRANCISCO

 

68 SIERRA SAN FRANCISCO

 

Puis soudain la route s’arrête, elle est remplacée par un chemin de pierres cahotique. Nous nous arrêtons dans un ranch , encerclés par des chèvres à grandes oreilles. Là un jeune homme , Ricardo , nous explique que la grotte est encore  à 6 kms , que nous ne pouvons pas y aller avec notre voiture , qu’il faut aller d’abord au village encore plus loin pour demander un guide car les grottes , patrimoine de l’Unesco , sont protégées …Bref il nous emmène dans son vieux 4x4 brinquebalant. Le village de San Francisco est situé sur le plateau, à1100 mètres d'altitude.

64 SIERRA SAN FRANCISCO

 

65 SIERRA SAN FRANCISCO

 

67 SIERRA SAN FRANCISCOLes peintures de la Cueva del Raton nous laissent sur notre faim. Ricardo nous propose de nous emmener  voir celles du Canyon Santa Teresa , la Cueva La Pintada, les plus belles peintures mais aussi les moins accessibles. Juanita de San Ignacio nous avait dit la même chose. Deux jours de marche, avec un âne pour porter les affaires ? chiche ! Mais il faut repasser par San Ignacio pour demander l’autorisation. On se quitte avec un bout de fromage de chèvre en se promettant de se revoir bientôt.


Il nous faut d'abord aller jusqu'à Tecate pour renouveller notre visa.

 Six cent kilomètres de route en traversant le désert de Catavina : paysage lunaire semé de boulders , gros rochers  ronds, désert de « cirios »,  arbres sans branches aux allures de cierges… 

 70 CATAVINA

 

72 CATAVINA 

74 CATAVINA

 

Autour de Saint Quintin, côté Pacifique, les dunes sont couvertes de ces plantes grasses rouges en pleine floraison. Le vent de l’océan soulève le sable et la poussière dans cette grande plaine agricole sans rien pour l’arrêter. On y cultive à grande échelle des  fruits et légumes sous tunnel, en ce moment c’est la récolte des fraises.

 75 SAINT QUINTIN

 

77 SAINT QUINTIN

 

Au  Nord d’Ensenada le paysage devient méditerranéen .On y produit les trois quarts du vin mexicain, de l’huile d’olive…C’est la partie la plus peuplée de la Baja California, zone frontalière où sont implantées des entreprises américaines.

 

Le renouvellement de visa prend quelques minutes. Deux jours après nous sommes à nouveau chez Ricardo, avec l’autorisation d’aller à La Pintada, des provisions d’eau, nourriture, de quoi camper, etc…

27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 05:18

Position............ALBUM PHOTOS ..........

 

Escale sur la côte à Santa Rosalia. Petite ville minière au passé français qui interpelle .

 

01 SANTA ROSALIA

 

03 SANTA ROSALIA

 

Entre désert et mer, sel et poussière,  des rues  colorées aux maisons à étage avec des vérandas fleuries  et les vestiges d'une présence qu'on pourrait dire coloniale. S'y promener est un véritable retour dans le temps : tout est là, les maisons, les machines, plus ou moins bien conservées. Les voitures et les smartphones  s’y intègrent comme sur le plateau de tournage d’un film ….

 

05 SANTA ROSALIA

11 SANTA ROSALIA 

09 SANTA ROSALIA


18 SANTA ROSALIA

 

En 1885 une compagnie minière française achète les droits d'exploitation de cette partie du désert mexicain pour 99 ans , ses prospecteurs y ont en effet découvert du cuivre, sous forme de boulets verts à même le sol. L'entreprise s'appellera El Boleo; les veines de minerai  : Providence, Solitude, Enfer, Purgatoire donneront leur nom aux quartiers de la ville. On fait venir de la main d'oeuvre, indienne, chinoise, japonaise, des machines européennes, du bois canadien.

 

42 SANTA ROSALIA 

   L'eau d'un oasis à 15 kilomètres  dans les montagnes est acheminée par aqueduc .On construit un port, 600  kms de tunnel, un chemin de fer, et une ville complète à l'image des villes européennes de l'époque : téléphone, cinéma , école, hôpital, boulangerie

 

40 SANTA ROSALIA

 

   L'église est achetée en kit après l'expo de Paris de 1889 : dessinée dit-on par Gustave Eiffel elle était prévue pour un pays  africain , en métal pour résister aux termites , elle fait aujourd'hui  la fierté de Santa Rosalia.

 

26 SANTA ROSALIA

30 SANTA ROSALIA

 

   Les bureaux de la compagnie dominent le port , dans un grand bâtiment en bois qui abrite aujourd'hui le musée.

 

33 SANTA ROSALIA

45 SANTA ROSALIA

 

Les ingénieurs , cadres , médecins ,professeurs français sont logés à l'Hôtel Francais , demeuré intact et toujours en fonctionnement.


25 SANTA ROSALIA

 

Théoriquement les européens qui venaient travailler à la mine ne devaient pas fréquenter les indigènes …mais les  entorses à la règle ont été nombreuses et la moitié de la ville porte des noms bien de chez nous .

 

Le minerai était fondu sur place.

46 SANTA ROSALIA

 

 

 

Dans ce monument en bois  s’accumulaient les scories de fonderie avant d’être rejetés en mer …ce qui explique le sable noir des plages de Santa Rosalia .Ensuite le cuivre était acheminé vers Tacoma , près de Seattle , ou vers l’Europe pour être raffiné…

 

41 SANTA ROSALIA

 

 

El Boleo se fournit en viande et légumes dans des ranchs alentour, imposant des conditions draconiennes qui soulevèrent la révolte des rancheros de San Ignacio .

La vie à Santa Rosalia sous la cheminée de la fonderie , dans la chaleur et la poussière, est  dure .Les conditions sont dures aussi dans la mine , parfois inhumaines , ceux qui tentent l'aventure s'engagent pour 8 ans minimum et les infractions à la règle sont  sévèrement réprimées. Si Santa Rosalia  est  au début du XX° siècle  une des villes les plus modernes du Mexique , ceux qui s’en sont sauvés racontent l’enfer …  Au point qu'un jour Pancho Villa pointa le bout de son nez dans le port de Santa Rosalia  et fut accueilli en fanfare.

 

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Cependant la réputation de Santa Rosalia avec ses fêtes , ses orchestres , son église et ses écoles attire  nombre de colons , et aujourd'hui encore le nom de Santa Rosalia évoque le charme plus que la peine .

 

 De 1914 à 1918  douze bateaux allemands sont bloqués au mouillage dans le port de Santa Rosalia. Depuis la révolution plusieurs bateaux européens et américains stationnaient en Mer de Cortez pour veiller au sort de leurs ressortissants …et aux mouvements des bateaux ennemis .Quand arrive la nouvelle de la défaite les marins allemands n’y croient pas ; il est de toutes façons trop tard pour saborder la flotte, en 1920 les bateaux seront partagés entre français italiens et anglais .

 

Les filons  de minerai s'épuisant , la rentabilité de l'entreprise diminue et en 1954  l'entreprise El Boleo ferme .Les travailleurs mexicains continuent à exploiter la mine , puis elle est revendue à des Canadiens ; aujourd'hui une entreprise coréenne l'exploite à nouveau avec une technologie plus efficace. La ville retrouve son dynamisme , on repeint les façades, on reconstruit dans le style colonial. Il fait déjà plus de  30° degrés dans la journée  mais à l’ombre des vérandas la brise est douce …

 

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  "Il y a eu beaucoup d'exploitation humaine dans cette histoire , nous explique Renée dont le père était indien et la grand mère française, mais je suis contente car grâce à eux je suis là .Je suis triste aussi car  ce sont toujours des étrangers qui tirent profit , jamais le Mexique…" Ce qui vaut la reconnaissance de Renée à la présence française c'est l'attention que portait l'entreprise El Boleo au niveau d'éducation des  enfants et au système de soins mis en place …Elle en a gardé l’héritage .

 

A côté de l'activité de la mine Santa Rosalia est un port de pêche au calmar...

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 22:03

  .......... VIDEOS ..........

 

Aux images de vacances j''ajoute ces vidéos souvenir .

 

L''eau n'est pas très claire , ce sera mieux en été  ...mais il n'y aura pas les sardines

Son original .

 

 

OTARIES 1 :

 

 

 

OTARIES 2 :

 

 

 

SOUS L'EAU

 


19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:04

 

  ........ALBUM PHOTOS............

 

 

Nous voilà de retour à La Paz, tout le monde est reparti, nous regardons les  photos.....

 

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  Sacrés équipages que nous avons eus !

 

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Le passage par le Carnaval de La Paz   y avait mis une touche de charme .

 

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 Multitâches : matelots , pêcheurs , grimpeurs , boulangers ....

 

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L’eau est encore fraîche en cette saison,  20° , comme en Bretagne en été …mais le courage ne manque pas.


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  Par contre, comme  il ne fait pas encore trop chaud on peut faire de grandes balades à terre .

 

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Les paysages , la pêche, la faune marine …la Mer de Cortez tient ses promesses.

 

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Pour remplacer l’équipage nous avons installé le winch électrique .C’est fait, ça marche.On ne voit q'un petit bouton qui dépasse ...et pourtant quelle  efficacité !


Le changement de galerie photo m’a aussi pris pas mal de temps. C’est fait ça marche aussi ….plus ou moins ! C'est ICI :

 

Nous repartons vers les îles , avec idée d’aller plus Nord .

9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 19:49

........ALBUM PHOTOS..........


En 1940 John Steinbeck fait un  voyage de plusieurs semaines autour de la Basse Californie à bord d’un sardinier affrété avec un ami biologiste . Le but de l’expédition est de collecter des échantillons d’animaux, coquillages et algues  en Mer de Cortez…Outre la consignation des observations scientifiques Steinbeck  tient un journal : «  The log from the Sea of Cortez » plein d’anecdotes et descriptions  .C’est parmi les pêcheurs de perles  de La Paz qu’il a entendu l’histoire qui a inspiré le livre “ La Perle “ .Ìl  y décrit merveilleusement bien  cette région comme «  un lieu d’une grande beauté à la fois magique et irréel ».Le mode de vie  a certes changé depuis , mais les paysages, la lumière , les couleurs  demeurent.


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 Voici  quelques photos de nos premiers mouillages dans les iles autour de La Paz …Espiritu Santo , Partida , San Francisco et autant d’ilots  .…

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 A babord une côte escarpée bordée par la  Sierra Madre dont les falaises rayées   racontent l’histoire géologique de la Mer de Cortez :  éruptions volcaniques  et  détachement de la plaque tectonique Pacifique du continent Nord américain  , la faille de San Andreas  qui fera de la Basse Californie une île, comme les marins de Cortez l’avaient imaginé  …

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Posées sur une mer d ‘huile les iles semblent s’en être détachées : rose , ocre, noir, vert ,chacune sa couleur …


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Plages  de sable , eaux cristallines , plages de galets colorés, mangrove , canyons …Les paysages sont très variés.

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 Par mer calme on entend  les claquements des « mobulas » , petites raies mantas , qui sautent et claquent l’eau en retombant  .Elles jaillissent hors de l’eau  les unes après les autres comme un feu d’artifice .Un film a révélé que certaines femelles expulsaient parfois leur petit en plein vol .Mais à part ces naissances acrobatiques  on n’explique pas plus ces sauts que ceux des baleines …

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 Au dessus des falaises ocres  les frégates tournoient. Pas prévues pour l’eau ,elles ne peuvent pas pêcher , elles guettent les poissons que les autres oiseaux attrapent .

 

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 Même les cactus sont blanchis par les fientes d’oiseaux .      

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 Au sommet de cette ile noire , les pélicans font leurs nids au milieu des cactus. Seule leur  gorge rougie pour la parade amoureuse trahit leur présence ..


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Les  « Islotes » , deux ilots au nord de Partida, abritent tout le monde : otaries , fous à pattes bleues , pélicans, frégates.,cormorans, crabes et de multiples poissons tropicaux.


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On nage avec les otaries très joueuses , au milieu de milliers de sardines .


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Cormorans et pélicans plongent dans le tas ! 


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 Ce crabe est appelé «  Sally au pied lèger »  du nom d’un danseur de cabaret de Guayaquil au XIX° siècle qui s’habillait avec ces couleurs…


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Tiens , voilà comment on blanchit une falaise rose !


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 Sous ce climat aride , nous sommes heureusement surpris de trouver  de la verdure dans les arroyos ( les canyons ) .


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Ici les cactus et les aloes ont toutes leurs épines.


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Minuscule écureuil-antilope qui  semble faire  son nid dans le sol  .


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 Coincé entre deux falaises  , au bout d’une pointe entre ciel et mer , un villlage de pêcheurs de requins : neuf familles vivent là, leur  unique moyen de déplacement : le bateau  ; ecole pour cinq enfants avec l’aide d’un programme social ,  le CONAFE.


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Rémi part avec  les pêcheurs. Ce jour là ils vont pour les sierras , genre de maquereau-barracuda , à la chair très  prisée …Ils commencent par  prendre des sardines avec un épervier , pour attirer le poisson et servir d’appât vivant .


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 Requins  gris , requins-marteau , raies , de  toutes les tailles : tout se pêche ! On coupe les têtes , on garde les ailerons à forte valeur , les vautours se partagent les tripes .


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 La pêche est débarquée à Evaristo , sur la côte à 100 kms de La Paz . Sur la plage , les mareyeurs pèsent …Le poisson est emmené à La Paz e n camionettes brinquebalantes .


 C’est l’hiver , le vent du Nord  nous rappele le meltem en été dans la Mer Egée : trois jours avec ,six jours sans , plutôt six avec et six sans ; il refroidit bien l’atmosphère , lève vite une mer dure , s’accélère sous les montagnes rendant  certains mouillages très inconfortables …Il y a aussi le coromuel , vent du Sud aux apparitions nocturnes et violentes que nous n’avons pas eu l’occasion d’expérimenter encore .Sinon , ce n’est que du bonheur …Les cartes marines ne sont pas précises mais il existe de nombreux  guides de croisière  pour compenser : américains et canadiens sillonnent ces eaux depuis  50 ans …


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Nos enfants arrivent ce soir :  d’abord Cécile et sa famille , puis Vincent et sa famille …Nous allons leur présenter Kauana , qu’aucun d’eux ne connait, nous allons partager avec eux  ce qui nous émeut tant  dans ce voyage … ..Un grand  moment 


C'est carnaval ,La Paz se réveille ..Alegria !

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