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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 01:50

16 mars 2010

Départ de Guam vers 17 heures. Nous prenons la passe en arborant le drapon breton pour Erwan qui nous photographie. Un bon grain nous pousse dehors...

Position à 20 h: 13 40 76 N-144 21 93 E

Le ciel se dégage, vent Nord Est 15/18 noeuds.

22 mars 2010

Plus que 175 miles avant la pointe sud d'Okinawa!

La nuit dernière nous avons vraiment ressenti une chute de la température: plus que 20 degrés et l'eau est passée de 28 à 21°. Soleil ou lune très voilés et à peine un demi-mile de visibilité, les pêcheurs à la VHF …
Après 24h de calme plat moteur, nous avons retrouvé le Nord Est progressivement, avec une mer chaotique et des courants hiératiques... Si ça continue cela nous met le 23 en début de nuit à Okinawa et il va falloir attendre le petit jour pour se pointer plus près de terre à cause des multiples apparaux de pêche qui bordent le voisinage de l'île...dixit les cartes... Mais les vents devraient tourner au SudSudEst, ce qui fera retomber la moyenne…
Une poussière rouge couvre le bateau… D’où vient-elle? Des steppes de Mongolie? Des volcans de Kyushu?

En mer, de Guam à Okinawa

23 mars 2010

Nous sommes à 50 miles d'Okinawa, petite brise de Sud et brouillard.
Pour la première fois Kauana nous voit mettre des pulls le soir...

Nous avons ralenti en ne gardant que la grand voile pour arriver au soleil levant...peut-être un peu aussi pour prolonger le plaisir de vie en mer. C'est notre dernière longue navigation avant un moment.
Difficile d'imaginer que nous sommes tous seuls sur la mer depuis des jours et que demain nous débarquons au pays de la foule!

9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:48

5 mars 2010

Bien arrivés à Guam hier matin. Bel alizé tout du long qui nous a un peu lâchés sur la fin.
Nous sommes sur une bouée du "Marianas Yacht Club" dans une vaste zone de verdure à l'écart de la ville, entre le port militaire et le port de commerce.
Il y a trois bateaux de passage comme nous, dont deux qui vont au Japon… ça commence à se préciser!
Nous resterons ici quelques jours, le temps de solutionner des problèmes de pilote et de radio.

Guam -Iles Mariannes-USA

De Guam, pas grand chose à dire si ce n'est que nous y avons trouvé le yacht-club le plus accueillant qu'on puisse imaginer. Toutes les infrastructures sont là: douches, bar, barbecue, téléphone, Internet ... et des membres désireux de nous rencontrer. Il n'y a guère que huit à dix voiliers qui passent chaque année. Un seul voilier local est en état de naviguer, une demie douzaine d'autres sont quasi abandonnés dans le "typhoon refuge" au milieu des palétuviers. Happy hours et pot-lucks nous donnent l'occasion de rencontrer des gens sympathiques.

Chaque fois que l'on discute un peu, la conversation revient très vite sur les derniers typhons et les dégâts qu'ils ont occasionnés; on sent une grande nostalgie, soit d'une époque plus navigante, avant les typhons à répétition, soit d'une époque plus optimiste, avant la crise économique, Guam représentant pour les gens qui étaient venus s'y installer un genre de far-west tropical, libre et dynamique. Les habitants d'origine de Guam s'appelent les chamoros ...


L'ile elle même n'est pas bien belle, un peu pelée car nous sommes en fin de saison sèche, la végétation est bien maigre et les typhons, encore eux, ne laissent pas beaucoup de chance aux grands arbres.
Guam est avant tout une énorme base militaire américaine, avec tout ce qui gravite autour. Il y a aussi un tourisme assez actif essentiellement asiatique: 1 million par an quand même!

Nous quittons Guam une fin d'après-midi, avec les adieux de Jeany, Jane et Steve, Vicky et Erwan, un sympathique jeune couple, lui demi-breton engagé dans la police maritime US. Il n'y a pas tant d'escales où les mouchoirs s'agitent sur la côte. Pas beaucoup de temps pour l’émotion: un grain nous met tout de suite à la manoeuvre.

Guam -Iles Mariannes-USA
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:51

Depart de Ant le 27 février pour Guam, 900 miles ...La passe est superbe.

 

Nous voici à nouveau en mer, belle houle , alizé 20/25 nds par le travers, plus dans les grains. Kauana marche bien...
Après une escale prolongée il faut que le corps se réhabitue aux mouvements du bateau, ce qui prend toujours plus de temps pour moi que pour Rémi!

En mer, le 2 mars.

Pleine lune , 15/18nds grand largue tout dessus, houle de trois mètres ...Kauana
file à 8/10nds en douceur.
Tsunami au Chili, on pense aux amis, à ces lieux  où nous sommes passés. C'est clair, on est mieux en mer!

 

En mer, le 3 mars.

Vent capricieux, grains;

Nous devrions arriver jeudi matin à Guam, dernière étape avant le Japon.
Cela devient très excitant!

 

En mer, le 4 mars à 06h50

Nous longeons la pointe sud de Guam.

 

 

8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:00
Ant -Iles Caroline-MICRONESIE

A quelques miles de Ponape un petit atoll désert: il appartient à un Monsieur R de Ponape qui nous a donné l'autorisation d'y séjourner moyennant dix dollars. Une merveille, un écrin turquoise dans lequel nous restons deux semaines en compagnie d'un voilier australien, Shalimar, très sympathique; des locaux viennent parfois pour la journée pêcher ou chasser le kavéou (crabe de cocotier ); j'ai mon "local" qui ramène la grillade du soir sans défaillir ...

Ant -Iles Caroline-MICRONESIE
Ant -Iles Caroline-MICRONESIE

Un voilier anglais rencontré à Ponape nous rejoint, Tigger ... .nous n'avons jamais eu autant de vie sociale que sur cet atoll désert. Ambiance tout à fait agréable, le happy hour est toujours happy, même si nous, les frenchies, n'arrivons à suivre nos voisins qu'au jus d'orange ...Il faut dire que depuis les Marshall  nous sommes en " territoire "anglosaxon” : américains, australiens , neozèd , anglais , sillonent ces centaines d'îles depuis des années, le verre à la main et le barbecue dans le balcon, passant d'un côté à l'autre de l'équateur selon la saison cyclonique, sans manquer  le moindre petit atoll, rendant souvent service aux populations isolées ...

 

 

Ant -Iles Caroline-MICRONESIE

Jolies plongées dans la passe, un tombant avec de beaux coraux.

Ant -Iles Caroline-MICRONESIE
Ant -Iles Caroline-MICRONESIE
Ant -Iles Caroline-MICRONESIE

Journée au motou aux oiseaux à bord de Shalimar.

Ant -Iles Caroline-MICRONESIE
Ant -Iles Caroline-MICRONESIE

A cette époque-ci de l'année les thons yellow rentrent dans le lagon; j'en vois plusieurs fois autour du bateau. Les gens de Ponape viennent début Mars faire une " battue " au yellow dans le lagon de Ant. Nous ne verrons pas ça, nous attendons que le vent revienne pour nous emmener jusqu'à Guam, notre dernière escale avant le Japon.

8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 00:47

Ponape (Pohnpei)

Nous arrivons devant la passe au petit matin, poussés par un bon 25 noeuds et cinq mètres de houle. "Mes plus belles vagues de la saison !" nous dira le soir Dan, un globe-surfer australien.

La passe est un peu scabreuse, une chicane, ça bouillonne, tout est blanc, on ne voit ni les patates ni les balises...C'est chaud! Il faut faire confiance au GPS!

Nous nous mettons à couple d'un bateau de pêche, en attendant les autorités, pas pressées mais pas stressantes ...nous sommes à Kolonia.

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Ponape est notre première escale "verte", après les atolls des Kiribati et des Marshall c'est un changement complet d'ambiance: une île montagneuse, il y pleut beaucoup, c'est vert comme à Tautira, il y a des fleurs et des oiseaux, des bananiers géants et des énormes crabes de mangrove, délicieux.

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Nous allons au mouillage tout au fond de la baie, Rémi ayant repéré le passage auparavant en annexe...

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Pour la première fois depuis notre départ nous entendons de la musique et des rires! Normal, il y a un village de polynésiens tout près du mouillage! Des "égarés" des grandes migrations vers l'Est, qui se seraient arrêtés sur l'île Kapingamarangi, plus près de l'équateur et sont venus plus récemment à Pohnpei suite à une grande sécheresse. Ils ont "gardé" ou retrouvé quelques spécificités culturelles comme le langage, la sculpture et même la danse, ce qui les différencie des autres micronésiens ...

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Nous rencontrons Kazu un navigateur japonais qui apprécie cette ambiance. Il est allé jusqu’en Nouvelle Zélande, en solitaire, et rentre au Japon via Guam et Okinawa comme nous..

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Il y a aussi à Pohnpei les vestiges d'une cité mégalithique, Nan Madol. On y a trouvé des traces d'habitation remontant à 2000 ans ...Construction monumentale datant du XII° siècle sur des ilots artificiels, dans la mangrove, faite d'une savante superposition de colonnes de basalte provenant de l'autre côté de l'île.... Témoignage d'une société organisée et évoluée qui garde encore son mystère. Siège de la dynastie des Saudeleurs jusqu'au XV° siècle puis brutalement délaissée...on dit que Lovecraft y a situé son roman "Le Mythe de Cthulhu"...

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE
Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

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Le "roi de Nan Madol" tient à nous faire visiter les lieux..moyennant cinq dollars. Il revendique la propriété des ilots.

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

Il y a beaucoup de Japonais installés à Pohnpei, "vestiges" d'une occupation plus récente... qui nous mettent agréablement dans l'ambiance de nos escales à venir, du point de vue culinaire surtout!

Culture du poivre chez Mister Sé:

Ponape -iles Caroline -MICRONESIE

18 février

Nous sommes dans un mouillage de surfeurs, à toucher le récif, la passe Palikir ... ça roule tant et plus, nous partons demain matin vers Ant.

12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 01:49

Nous sommes sortis de Jaluit par la passe sud ouest, le 6 au matin, c'était très beau. Nous avons trouvé d'abord un petit alizé de 15 noeuds pendant 24 heures qui a molli ensuite. Nous avons environ 700 miles à parcourir pour Ponape, appelée aussi Pohnpei.

En mer, de Jaluit à Ponape

En mer 7 février :

Notre position: 6°18°27 N 167° 01.28 E. Sous geenaker, 8/10 nœuds de Nord Est, on marche entre 5 et 7 noeuds avec 1 noeud de courant contre (le contre-courant équatorial qui serpente sous nos latitudes).

En mer 9 février
Position à 7h 54 TU: 6 55 923 N et 160 13 475 E. L’alizé est revenu en force depuis 36 heures, 20/25 noeuds avec toujours globalement du beau temps malgré quelques grains hier soir.

Kauana continue à nous épater aussi bien par petit temps qu'avec du vent. Les miles défilent et nous pensons arriver à Ponape demain mercredi en milieu de journée si le vent ne nous lâche pas. Nous avions un noeud de courant contre et maintenant il a l'air pour nous!

2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 01:48

2 février 2010

Quelques jours à Jaluit, un atoll des îles Marshall.

Nous entrons par la passe Sud-Est, large et claire.

Après un premier stop au "port", à gauche de la passe, pour acquitter notre droit de séjour de 20 dollars au maire, nous traversons le lagon vers le village d'Emidj.

Même les plus petits motous, les plus éloignés, sont habités. On entend sonner leur cloche, une grosse bouteille de gaz suspendue devant l'église et martelée d'une main énergique comme un gong.

La circulation sur le lagon se fait avec des très belles pirogues à voile, les "outrigged canoes”. C'est un vrai plaisir de les voir manoeuvrer et filer sur l’eau.

Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL

 

 

Comparé au Kiribati la mer parait vide, sous l'eau on voit plus d'épaves de la guerre que de poissons.

Jaluit - Iles MARSHALL

Sur les motus les familles habitent dans les ruines des bunkers construits par les japonais puis bombardés par les américains.

Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL

Les enfants nous prennent par la main pour nous montrer les canons dans la jungle.

Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL

Le contact avec les enfants est toujours facile.

Jaluit - Iles MARSHALLJaluit - Iles MARSHALL

Avec les adultes cela se fait un peu plus doucement. Après un premier abord réservé, les petits cadeaux montrent l'amitié; nous rentrons au bateau chargés de noix de coco. Une femme m'offre une très belle couronne en fibre de jeune coco blanchie puis tressée, puis ébouriffée, un travail très fin.

Dans nos escales, qu'elles soient de courte ou de longue durée, j'aime bien cet échange de cadeaux: informel, improvisé, c'est toujours un moment riche d'humanité: ce n'est pas systématique, ce n'est pas une obligation, c'est plutôt quand on se connait déjà un peu, chacun s'en va chercher dans ses trésors ce qui pourra faire plaisir à l'autre: cigarettes, bonbons, couteau, fil de pêche, tee shirts, monoi ...fruits, artisanat, poisson. Avant j'imprimais des photos, cette fois nous passons trop vite, je fais peu de portraits, quelques uns quand même.

Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL

Végétation très dense. Le coprah est séché dans des fours.

Jaluit - Iles MARSHALL

Outrigged canoes:
Super pirogues adaptées à la navigation dans le lagon, elles sont à la fois rustiques et très sophistiquées tant dans leur construction que dans leur maniement: il faut modifier le point d'amure, l'emplanture du mat et le safran qui passe de l'avant à l'arrière, à chaque virement de bord (sauf qu'il n'y a ni avant ni arrière ), le flotteur étant toujours au vent et la coque principale asymétrique, donc pas de dérive et au maximum 40 cm de tirant d'eau. Par contre celui ou ceux qui font contrepoids coté flotteur doivent être très réactifs!

Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL
Jaluit - Iles MARSHALL
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 01:47

20 janvier 2010

Après deux jours de déluge en mer nous prenons la passe de Majuro, mal balisée mais bien large...

Le lagon nous déroule quelques instants un tapis bleu ensoleillé, c'est le bonheur!

Premier tour de découverte de Majuro: atoll très actif, une vraie ville au milieu de l'océan, une quinzaine de cargos-usine au mouillage à couple d'énormes thoniers senneurs qui déchargent leur pêche, les écumeurs de mer, américains, taiwanais, coréens, japonais …

Majuro - Iles MARSHALL
Majuro - Iles MARSHALL

Une trentaine de voiliers, américains, certains installés là depuis un moment, une ville de 60 000 habitants agrippée sur un bout de corail ...ça donne : une grande rue, style far west, large, avec des bâtiments bas, éparpillés, pas beaux , comme là où on construit vite, pas cher, en ayant toute la place ...Mais un atoll ça n'est pas large, il n'y a pas tant de place et la vie s'accroche autour de la rue, entre le lagon et le récif, parfois sur pilotis, dans des conditions assez misérables ...
Une fois les papiers d'entrée faits nous avons pu récupérer l'enveloppe de Delphine avec les vis pour l'enrouleur: une vraie logistique de course, c'était arrivé la veille en même temps que nous, une semaine après la " panne ", mais ça y est l'enrouleur est remonté, c'est super!

Majuro - Iles MARSHALL

Zone proche de l'équateur, hors cyclone, Majuro est un bon abri pour les voiliers. Vie pas chère, possibilité de commander tout ce qu'on ne trouve pas sur place aux USA, une vraie petite communauté de yachties s'est organisée, serviables, efficaces. A peine arrivés nous sommes tout de suite chaleureusement accueillis et mis dans l'ambiance: la douane c'est ici, internet là, la lessive, le supermarché, la prochaine "party" chez l'ambassadeur machin, et la suivante à l'hôtel truc, la pétition pour la "diminution des chiens et chats à Majuro ", le rendez vous quotidien sur la radio etc.., le dressing code nous est également communiqué : rien ne doit apparaître entre les genoux et les bras..Fini le paréo noué sur les reins, ici c'est drapé au-dessus du nombril par dessus short et tee-shirt ...Ce n'est plus Tahiti , c'est les US et le pouvoir de leurs multiples églises! Bon ça ne me dérange pas trop vu que je dois me protéger du soleil, mais c'est triste …

Majuro - Iles MARSHALL

C'est aux Marshall que se trouve l'atoll Bikini où dans les années 50 les américains avaient fait leurs super essais atomiques; au même moment un couturier français inventait le "maillot de bain qui tient dans une boite d'allumettes" et la formule:" le bikini , une vraie bombe atomique "! A chacun ses trouvailles! Certaines remplissent les cimetières...Il y a des tombes partout...


23 janvier

Nous sommes maintenant au mouillage devant un motu plus près de l'entrée du lagon, sable blanc et cocotiers, d'énormes tamanus en bord de plage...Retrouvé Sauvage, qui séjourne à Majuro avant d’aller surfer dans d’autres iles des Marshall et repartent au mois d'avril vers l'Alaska puis l'Antarctique en fin d'année.

Majuro - Iles MARSHALL

Nous retournons demain en ville pour faire une demande d'autorisation pour s'arrêter dans les autres atolls des Marshall, trouver quelques bouts de tuyaux et boulons pour réparer quelques bricoles, en particulier sur la BLU qui est assez capricieuse. Autorisation obtenue en 24 heures ...

Départ vers Jaluit le 2 février

18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 01:51

Fanning - Majuro : environ 1800 miles, départ de Fanning le 9 janvier

13 janvier 2010

Position : 05 54 119 N - 170 19 104 W

En ce moment, de la table cartes où j'écris, je vois un ciel bleu qui commence à se voiler, une mer qui fume, plein de moutons blancs qui grimpent des montagnes bleu marine ...en voilà un qui vient par le travers et va exploser comme une bombe dans le cockpit, sans même réveiller Rémi qui dort à l'avant.

Le GPS affiche 10.2 noeuds, 11.5... ça gaze !

En mer, de Fanning à Majuro
En mer, de Fanning à Majuro

C'est vrai, les conditions ne sont pas ce qu'on attendait, el Niño oblige. Le pot au noir devrait être sur l'équateur et l'alizé pépère, et en fait le pot au noir monte avec nous et l'alizé est plutôt musclé; on alterne un vent de 30/35 nœuds voire 40/50 noeuds avec des grains bien denses, un vent qui tombe ou change de 50°... Sur une houle annoncée 5/6 mètres et confirmée plutôt à 7/8 mètres par ce qu'on voit, on s’offre des surfs à 15 nœuds: impressionnant de sentir notre sweet home et ses 20 tonnes qui s'emballent! Mais sur cette belle houle vient se mettre un contre-courant vicieux, ça crée une mer désagréable...

En mer, de Fanning à Majuro
En mer, de Fanning à Majuro

La nuit dernière nous avons eu quelques galères: dans un grain une grosse poche d'eau s'était formée dans la grand-voile parce que nous n’avions pas assez étarqué le ris et serré les lazys; cette poche d'eau, d’au moins une tonne, ballotait dangereusement au dessus des chandeliers et nous n’arrivions pas à la vider; il a fallu remonter dans la houle, avec l'aide du moteur, pour hisser la voile en entier et remettre tout à plat. Quand le grain s'est calmé on a rajouté des sangles sur les lazys pour que ça ne recommence pas. Puis on s'est aperçu qu'il manquait des vis sur l'enrouleur de génois; trois vis spéciales et vitales, on n'en a qu'une de rechange ...Mail à Vincent, hyper efficace (merci Delphine!): deux vis arriveront à Majuro presqu'en même temps que nous. Le génois est définitivement roulé et la trinquette envoyée, avec ce vent ça suffit largement … pourvu que ça dure!

En mer, de Fanning à Majuro
En mer, de Fanning à Majuro

Voilà, rien que la routine d'une traversée! Nous n’avons croisé qu'un seul bateau depuis le départ. Quelques fous et pétrels viennent nous rendre visite, tournoient quelques minutes autour du bateau tel un avion de reconnaissance puis repartent, très décidés, on ne sait où…

En mer, de Fanning à Majuro
En mer, de Fanning à Majuro
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 01:49

4 janvier 2010

Nous avions quitté Christmas théoriquement pour Majuro, capitale des iles Marshall. Puis le lendemain matin Fanning s'est trouvée très près de notre route, la mer était bien chahutée, les vents pas terribles, un grain nous a décidés: cap sur Fanning...

La passe est large. Nous avons pu étaler tout juste le courant sortant...certainement un bon six nœuds.

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Le lagon n'est pas navigable pour nous mais l'on peut mouiller à gauche ou à droite de la passe, devant le village. On retrouve la belle couleur jade du lagon de Christmas, des éclairages de grains superbes.

Fanning - KIRIBATI

La terre est plus riche qu'à Christmas, le climat est aussi plus humide car le pot au noir est juste au-dessus ... De grands tamanus bordent la plage, partout des arbres à pain et des taraudières au milieu de vrais lacs d'eau douce, des bananiers et des papayers.

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Il y a deux autres voiliers ici, coupés du monde, navigant d'atolls déserts en atolls déserts depuis plusieurs mois.

2000 habitants bien dispersés tout autour du lagon, peu de communication avec l'extérieur, la radio de l'ile étant cassée, et seulement trois bateaux de ravitaillement qui passent dans l'année. Une barge pour traverser la passe, la voile pour aller aux autres motous.

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Il y a eu une époque plus faste, lorsqu'une compagnie de paquebots débarquait une fois par semaine deux mille touristes américains pour leur faire découvrir, le temps d'une escale c'est à dire six heures la vie de Robinson ...Tout était installé: bar, barbecue, buffet sous les cocotiers, location de vélos, de hobby cat...Depuis un an ça s'est arrêté, mais le matériel a été laissé sur place ... on peut voir, à côté des pirogues à voile, des hobbycats qui sillonnent le lagon chargés de sacs d'algues ou de coprah.

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Des bruits courrent qu'un nouveau paquebot va reprendre le circuit...finie la tranquilité! Car la vie semble bien tranquille ici, et gaie ...On pêche partout: côté large sur les petites pirogues, dans la passe, dans le lagon.

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Les feuilles de bananier servent de papier à cigarette...

Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI
Fanning - KIRIBATI

Nous cherchons à rencontrer Bruno, un français installé à Fanning; tout le monde le connait et semble l'apprécier mais il est reparti pour quelques mois à Hawaï, avec le petit Dufour 31 qui l'avait amené dans cette région il y a plus de 20 ans ...Nous ferons connaissance avec sa femme Tapeta et leur petit Paul...Elle a voyagé avec Bruno , parle français et nous explique pas mal de choses sur la vie à Fanning , vie simple, sans violence, sans superflu.

Fanning - KIRIBATI

Avec l’aide de Tapeta les palmes masques et tubas que nous avions récoltés à Tahiti ainsi que le kayak, feront des heureux. Tapeta cultive des algues sur un bout de lagon comme on ferait son potager, puis elle les fait sécher ...

Fanning - KIRIBATI

Une activité qui amène un peu d'argent pour les cigarettes! dit-elle ...Les algues sont expédiées par Tyron, un sympathique personnage qui avec sa radio BLU et sail-mail joue le rôle d'agent maritime. Il prend aussi les commandes des uns et des autres, elles seront acheminées par le "QWAI" (orthographe imprécise ), un vieux caboteur norvégien d'environ deux cent cinquante tonneaux qui transporte marchandises en cale et passagers en pontée entre Hawaï et les iles Cook avec des stops à Fanning et Christmas.Cinq nœuds au moteur, beaucoup plus parfois à la voile. Capitaine propriétaire Américain, équipage Kiribass et des matelots occasionnels de toutes nationalités tentés par l'aventure au XXI° siècle.

Nous faisons connaissance aussi avec l'infirmière. Elle peut communiquer avec le médecin de Christmas grâce à une BLU qu'un voilier américain lui a léguée. Nous lui donnons quelques médicaments, seringues etc...elle a surtout besoin d'antibiotiques, anti-inflammatoires et analgésiques. Elle ne reçoit pas grand chose du gouvernement mais plus régulièrement des colis de donateurs américains émus de trouver le tiers monde entre Hawaï et Tahiti.

Nous passons beaucoup trop vite dans ces iles. Impressions ...Il suffit d'un nuage, d'un sourire, pour transformer une escale et partir avec un bon ou un mauvais souvenir. A Fanning nous avons les deux, les nuages et les sourires!

Nous avons eu beaucoup de pluie et de grains pendant notre séjour et, d'après ce que nous avons pu voir sur les cartes météo, cela a continué de plus belle pendant des semaines, ce qui ne doit pas faciliter une vie déjà assez rude...Eaux boueuses, impossibilité de sécher les algues, mauvais temps pour les pêcheurs ....

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:51

se prononce " Kiribass", de " Christmas", jour de la découverte de l'île par Cook en 1777.

25/26 Décembre

Une bonne dépression nous cueille alors que nous n'étions qu'à vingt cinq miles de Christmas. Les lumières de l’ile font un halo sous la pluie; vent d'Ouest, mouillage complètement ouvert à l'Ouest nous passons à l’Est de l’ile et attendons le petit matin pour approcher ...

Une joyeuse bande de dauphins nous escorte…et nous avons un beau mahi mahi!

Christmas-KIRIBATI

Nous jetons l’ancre devant une grande plage, battue par les vents et les vagues, quelques hangars et antennes apparaissent parmi les cocotiers. Au travers on aperçoit le lagon d'une couleur jade magnifique que les nuages attrapent au passage, c'est ainsi que les anciens navigateurs maohis repéraient les atolls, à la couleur des nuages…Cet atoll est immense, le plus grand du Pacifique je crois, très peu profond, 40 ou  50 cm d'eau sur des km2, plus de la lagune qu'une mer intérieure.

Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI

Christmas, longtemps inhabitée, fait partie des îles Gilbert qui avec les îles de la Ligne et les iles Phénix constituent l'Etat de Kiribati, indépendant depuis 1979. Après un anglais, un abbé auvergnat, le père Rougier s'y est installé au début du XX° siècle et y a développé le coprah et la pêche. Ses recherches ont montré qu'il n'y avait pas eu de vie permanente sur l'île auparavant mais, du fait des courants et des vents, il y avait eu des passages et naufrages de pirogues polynésiennes …Puis les anglais et américains y ont fait leurs essais nucléaires, en emmenant les habitants sur des barques le temps des explosions. A l’entrée de l’Eglise un panneau commémorant la visite d’un ambassadeur anglais dans les années 80 dit: “ Nous nous excusons d’avoir fait ici ce que nous n‘aurions pas fait chez nous”.

Actuellement la préoccupation majeure est la montée du niveau des océans...

A mi-chemin entre Hawai et Tahiti nous sommes loin de la Polynésie bénie des dieux, il semble qu'ici le vent, la mer, les essais nucléaires  n'ont laissé que le strict minimum pour survivre...

Christmas-KIRIBATI

Il y a un petit port dans le lagon où nous pourrons entrer si la houle diminue, mais pour l'instant il n'est même pas envisageable de prendre la passe avec l'annexe!

Nous retrouvons Sylvain et Laurette sur leur bateau bleu, de Raiatea. Partis une semaine avant nous ils n'ont pas eu beaucoup plus de vent. Le mouillage houleux convient très bien à Sylvain qui n'a pas besoin d'aller loin pour le surf!

Christmas-KIRIBATI

Un pêcheur passe nous saluer: il ramène un énorme thon sur sa petite pirogue en bois léger, des lattes de bois cousues au fil de nylon. Pas de moteur, juste ses rames, et beaucoup d'habileté pour atterrir sur la plage poussé par les rouleaux ...

Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI

Nous profitons d'un grand quai qui avance en mer pour débarquer. C'est Noël, pas d'autorités pour les formalités d'entrée ...Le village est à 5 kms. Actuellement toute l'ile est monopolisée par les fêtes religieuses; de Noël à l'Epiphanie catholiques et protestants rivalisent pour attirer sous leurs immenses hangars les populations des autres villages. Tout le monde campe sur place. En dehors de ces lieux de rassemblement c'est ville morte.

 

Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI

 

 

Recyclage: une bouteille de gaz sert de cloche.

Christmas-KIRIBATI

29 Décembre: La houle a un peu diminué mais nous ne pouvons toujours pas entrer dans le port; nous avons fait connaissance avec les autorités: le capitaine du port est très accueillant, les gens de l'immigration un peu moins, ils n’ont pas apprécié qu'on nous ait vus en ville alors que nous n'avions pas fait notre entrée...

Nous passons du temps sur la plage à attendre le retour des pêcheurs avec leurs familles qui papotent à l'ombre et les frégates qui tournoient dans le ciel...

Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI

C'est gai, la pêche est fructueuse, le poisson abondant. Ils ramènent des thons de 50, 80 kilogs sur leurs petites pirogues, parfois ils les trainent derrière, tels "le vieil homme et la mer”. Une vie dure tout de même.

Christmas-KIRIBATI
Christmas-KIRIBATI

Gros thons yellow, apparemment pas de requins (?): le poisson est nettoyé sur la plage au milieu des enfants qui se baignent et au passage se précipitent pour manger le coeur et le foie.

Christmas-KIRIBATI
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Echanges de petits cadeaux, invitations à boire le tauti (sève de cocotier fermentée), l'accueil est chaleureux.

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Je prends quelques photos des maisons: toute la famille habite ensemble, les pièces sont des constructions séparées, les chambres à coucher surélevées, la cuisine se fait au feu de bois: architecture adaptée à la vie en commun et au climat...

Christmas-KIRIBATI
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Côté danse on a pu en voir à l'occasion des fêtes de Noël: c'est assez timide, plus proche des danses asiatiques que polynésiennes... la base des costumes est le pandanus très finement travaillé. Pour les percussions: une dizaine d'hommes qui tapent joyeusement sur une table ...

Christmas-KIRIBATI
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Nous partons en bus faire un tour vers les autres villages; le paysage est désolé: corail où rien ne pousse, carcasses de camions et restes des installations nucléaires…

Un petit hôtel tourné vers le large: pour qui cherche la solitude c'est une adresse à retenir ...C'est ouvert: on y attend trois japonais qui arrivent avec leur jet privé pour la pêche à la mouche dans le lagon, une spécialité de Christmas mondialement connue! Ailleurs, pas de tourisme. Il faut dire que depuis plusieurs mois il n'y a plus qu'un petit avion qui vient une fois par semaine de Hawai, la piste est trop abimée ...

Nous rencontrons un couple de prédicateurs mormons dropés à Christmas par leur église californienne pour 18 mois. Ils nous montrent l'"hôpital" local en expliquant qu'on en ressort plus souvent les pieds devant que guéri." - Et vous, si vous êtes malades, que ferez-vous?"."-Pas de problème, notre église nous enverra un avion, c'est prévu dans le contrat…"

Sur la bonne foi de notre couleur de peau ils nous demandent si nous avons déjà vu l'intérieur d'une noix de coco et si c'est comestible! Même au bout du monde on fait des rencontres étonnantes!

Comme Yun, ce coréen aux cheveux gominés et pli du pantalon impeccable, patron de pêche qui s'est fait arraisonner pour pêcher dans les eaux Kiribass sans avoir acquitté ses droits. Débarqué à Christmas les menottes aux mains il y a quatre ans, il n'a pas le droit d'en partir; il s'est installé dans une petite maison au bord du lagon, apprécie les locaux, se maintient en forme en nageant tous les jours et squatte l’unique spot internet de l’ile. On serait tenté de lui demander s'il écrit un roman, il répond avant: " j'ai monté un business d'holoturies (concombres de mer), ça marche très bien..."Il nous explique que les autres activités sur l'ile, en dehors de la pêche familiale, sont la culture des algues et la capture de poissons pour aquariums.

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:49

11 Décembre 2009.

Après un superbe départ de Moorea avec un bon Nord Est qui nous a tenus jusqu'au petit matin, nous avons rencontré Pétole & Cie: 20 heures de moteur, voile, moteur, des grains.

 

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En mer, de Tahiti à Christmas
En mer, de Tahiti à Christmas

Depuis nous avançons gentiment au près avec une petite brise NordOuest pas prévue au programme, nous faisons du Nord Nord Est en espérant toucher l'alizé bientôt.

C'est bien comme ça: doucement la Polynésie desserre son étreinte, le rythme de la vie en mer s'installe.

Kauana nous comble de ses charmes: voiles bien réglées il décolle ses 20 tonnes confirmées au moindre souffle, douceur et confort à bord, un brin gité, ventilé à souhait. On bouquine.

En mer, de Tahiti à Christmas

Côté pêche ce n'est pas folichon, on a quand même pris une belle bonite hier.

En mer, de Tahiti à Christmas

Un noddi était venu se poser sur l'annexe. Resté 24 heures, recroquevillé dans ses plumes ébouriffées, nous le pensions malade… et tout d'un coup, un vol de noddis dans le lointain, voilà notre nouveau compagnon qui décolle d'un coup d'ailes...Le sauvage!
Depuis deux jours le modem de l'iridium ne marchait pas. Finalement je me suis lancée dans une réinstallation complète des drivers et du firmware du combiné, avec quelques angoisses, et ça y est, ça remarche! Pendant ce temps Rémi, privé de son jeu favori avec les prognostiques météos, changeait un joint sur les WC, corvée classique.

Nous parlons chaque jour à la radio avec Jane, qui est aux Gambiers, avec François de Tahiti, c'est bien sympa.

Nous nous prenons en photo aussi, pour la postérité, pour se souvenir de ces bons moments.

En mer, de Tahiti à Christmas
En mer, de Tahiti à Christmas

18 Décembre , position : 07 06 152 S - 152 22 211 W

Postérité assurée puisqu'un septième motua vient de naître en Bretagne, bienvenue à Gaby, et que du bonheur pour les parents...

En mer, de Tahiti à Christmas

 23 Décembre

Nous ne sommes plus très loin  de Christmas: 180 miles! Nous avons enfin trouvé des vents Nord Est favorables, mais ils sont faibles, très faibles, si faibles que parfois ils tombent!

En mer, de Tahiti à Christmas

21h30  Je reprends mon mail.

Depuis tout à l'heure c'est plutôt un noeud de vent et un noeud de  courant contre: moteur!
Et nous avons passé l'équateur!  on aurait pu poser un ruban sur la mer tant elle était lisse,  l'étrave de Kauana l'aurait coupé pour entrer dans l'hémisphère Nord ...

En mer, de Tahiti à Christmas

Nous l'avions passé dans l'autre sens il y a dix ans, avec mon frère René, champagne, foie gras,  Félix avait fait un gâteau. Là....euhhh, c'est plutôt foie de morue, whisky et bolino... ce n'est pas voulu, j'avais oublié la tradition, il a fallu improviser!

Si nous retrouvons un peu de vent nous devrions arriver à Christmas pour Christmas, le 25. Mais Christmas sera déjà passé , on sera le 26 !  Comprenne qui pourra, moi il m'a fallu un moment!
 En résumé  Kiribati est le point du monde où le jour commence en premier. En France  le jour commence douze heures plus tard, et à Tahiti encore douze heures plus tard. Donc nous, arrivant de Tahiti, nous passerons en une seconde du 24 au 26, nous zapperons  un jour....et il faut que ce soit le jour de  Noël!

Nous mettons quand même nos deux lignes à l'arrière , des fois que le Père Noël jette un regard à l'horizon et vienne accrocher deux mahi mahi à nos hameçons!