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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 05:59

Album photos KODIAK 2012.......

Album photos LOUTRES.......

 

Album photos OISEAUX DE MER......

Album photos GRIZZLY 2012

 

12 Juillet 2012

Finalement nous n'irons pas dans les baies du Sud. Un matin bien humide nous quittons le port de Kodiak pour la  Péninsule de Katmai.

 

 004 KODIAK ST PAUL

 

Au ponton à fuel nous voyons arriver  nos amis du voilier Kotik, Oleg et Sophie, connus en Patagonie en 2000.

Ils arrivent, nous partons, nous nous promettons de nous retrouver en Novembre au Mexique.

 

007 KODIAK ST PAUL

   Entre le Nord de l’ile de Kodiak et l’ile d’Afognak, pour aller vers la côte de Katmai,  on emprunte le Whale passage, un large canal bordé de baies profondes. Bateaux de pêche et anciennes «canneries»  (conserveries ) abandonnées, paysages grandioses, wildlife , quelques habitations, «cabins» de pêcheurs et lodges pour le tourisme chasse-pêche.

 

148 BKODIAK WHALE PASSAGE

 

010 KODIAK WHALE PASSAGE

016 KODIAK WHALE PASSAGE

 

017 KODIAK WHALE PASSAGE

    Ici on pratique la pêche aux filets fixes. Le pêcheur est propriétaire  d’un emplacement sur la côte, plus précisément du droit de poser son filet à un endroit précis aux jours de pêche autorisés. Du coup il y une vie à terre qui s’organise, même si elle n’est que saisonnière, des maisons, des pontons. Cette pêche  est considérée comme très lucrative.

 

146 BKODIAK WHALE PASSAGE

 

147 BKODIAK WHALE PASSAGE

 

082 UGANIK BAY

   

073 UGANIK BAY

 

Quelques  jours dans la baie d'Uganik avec des rencontres sympas ….

 

070 KATMAI

 

071 UGANIK BAY

 

Jayson et Christie passent plusieurs mois par an dans cette  baie  où Jayson a grandi. Village island, un  port naturel au milieu des ours, des aigles, des loutres, des mouettes, des huitriers et des macareux…

 

074 UGANIK BAY

 

 

080 UGANIK BAY

 

086 UGANIK BAY

 

053 AIGLE-(BALD EAGLE)

 

089 UGANIK BAY

 

088 UGANIK BAY

 

090 UGANIK BAY

 

092 UGANIK BAY

     Jayson vient nous rendre visite, un ours traverse le mouillage:

 

076 UGANIK BAY

 077 UGANIK BAY

 

078 UGANIK BAY

 

079 JASON

 

Il y a un siècle les grand-parents de Jayson avaient construit un barrage en altitude pour alimenter une petite centrale hydroélectrique, elle fonctionne toujours.

Jayson est pilote, son père était  pilote.

L’aviation a joué un grand rôle dans le développement de l’Alaska: sur ce territoire immense, au relief et  climat tourmentés, des gens vivaient dans des coins très isolés: chercheurs d’or, trappeurs, chasseurs, bûcherons et les familles qu’ils laissaient parfois derrière eux. Seul l’avion, même si c’était rare, les rattachait au monde; d’autres possédaient des “lodges”, ou chalets de montagne et venaient chasser pêcher  dans des coins reculés où seul l’avion pouvait les emmener. Puis, pendant la guerre, réquisitionnés pour la défense de la patrie ces pilotes qui n’avaient pas froid aux yeux, (c’est le cas de le dire, on voit encore à Kodiak quelques vieux coucous à cockpit ouvert)  sont souvent devenus des héros:  que ce soit dans des missions de  reconnaissance dans les Aléoutiennes entre brouillard et tempêtes  ou dans le Nord de l’Alaska pour créer un pont aérien qui permettrait d’acheminer soldats et matériel de la Russie vers l’Europe, ces petits avions chaussaient des pneus, des skis, ou des flotteurs, selon le terrain d’atterrissage prévu, et partaient à l’aventure dans l’immensité du grand Nord.

 

Quand nous sommes à Uganik bay la pêche est fermée  pour quelques jours. Par contre, en tant que particulier, Jayson a le droit de poser un filet dit de “subsistance”, terme qui rappelle le mode de vie des indiens   et qui désigne maintenant une activité non professionnelle  destinée à fournir à chacun de quoi subvenir à ses besoins annuels en poisson, viande, légumes  etc., par opposition à une activité professionnelle  génératrice de flux monétaires. Le filet de “self subsistance “ lui procure quand même une cinquantaine de saumons sockeyes en deux jours …qu’il s’empresse de mettre au fumoir avec l’aide de quelques copains venus d’autres régions des Etats Unis.

 

075 UGANIK BAY

 

  Jayson et Christie nous invitent gentiment à diner; dans la soirée la conversation vient sur les armes à feu, sur la difficulté qu’il y a à se procurer des armes  en Californie alors que dans les autres états on achète librement tout ce qu’on veut. Chacun  sort son pistolet et d'autres pétoirs, et encore d'autres, devant nos regards ébahis. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de boutique! On a bien le sentiment que ce n’est pas que pour se protéger de l’ours qu’en Alaska chacun se promène avec une arme, c’est quelque chose de plus profondément ancré  dans le coeur américain, quelque chose qui nous révulse.

   

Autre baie autre rencontre sympathique: Jenny.

 

122 JENNY

 

  Depuis 31 ans Jenny vit dans cette baie. Elle a racheté et transformé une maison de  pêcheurs nichée dans une petite crique bien abritée. 

 

109 JENNY

 

 116 UGANIK BAY

 

En dépit des hivers rigoureux, de la solitude, au pied d’une montagne que se partagent  les aigles et les ours, elle  a créé un havre de paix, sweet home, sourire et jardin fleuri. Graines de légumes, clés à mollette, fusil, canne à pêche, livres, photos des amis, souvenirs..le poêle, le chat, le chien-chasseur-d’ours…et l’émotion de nous voir partir.

 

108 UGANIK BAY

 

118 UGANIK BAY 

Histoires de la baie, de l’ancienne “saltery” (conserverie au sel ), de tempêtes,  d’ours et chasseurs d’ours. On vient du monde entier pour chasser l'ours Kodiak. Après l’ours polaire c’est le plus gros ours qui existe. Des guides patentés, ayant une licence pour tant d’ours par an, passent leurs journées jumelles au cou à scruter les plages ou les pentes herbeuses pour choisir quel « nine feet »  ils vont proposer à leur client qui a payé 20 000 dollars pour avoir le privilège de ramener un tel trophée. Le grizzly qui est resté trop longtemps assis sur la glace ou celui qui  s’est gratté le dos sur les arbres a plus de chances d’échapper aux chasseurs que celui qui n’a pas abîmé son pelage. La demande pour les gros grizzly, les nine feet,  a curieusement entrainé l’augmentation de la population d’ours sur l’ile. En effet le plus grand prédateur de l’ours c’est l’ours: les gros mâles adultes, qui mesurent 3 mètres de haut et pèsent plus de 700 kgs, attaquent les  jeunes ours ou les mères avec leurs petits. C’est ainsi que le  mauvais caractère légendaire de l’ours assure une certaine régulation de la population! Si on élimine ces gros mâles les jeunes sont moins menacés… mais ils sont aussi plus voyous et viennent volontiers autour des habitations humaines en cassant tout pour trouver de la nourriture. Jenny voit son potager régulièrement défoncé pour quelques fraises et elle se réjouit que jusqu’à présent aucun ours n’ait eu l’idée de forcer la porte de sa maison. Dés l’instant où “il “comprendra qu’il peut, là il y aura des problèmes.

 

055 GRIZZLY 2012

 

Mais Jenny n’a pas peur, son chien à ours est assez dissuasif pour lui assurer des bonnes nuits, le fusil est chargé… et les souris qui ont découvert son cellier la préoccupent davantage.

 

111 UGANIK BAY

  La fierté de Jenny c’est son autosuffisance. Elle a l’eau de la rivière, les poissons de la baie, les daims  de la montagne, et du bois à volonté. Tout pousse dans son potager: l’éruption du volcan dans le Katmai, en 1912, qui avait déposé 70 centimètres de cendre sur tout Kodiak, plus des années d’amendement organique du sol, ont fait de cette baie une mine de terreau. Son cellier est garni de conserves de fruits, légumes, viande de daim, poisson, de quoi survivre aux mauvaises saisons.Tout ou presque chez Jenny est fait de récupération; entre ce qu’elle glane sur les plages et ce qu’elle a trouvé dans la vieille cannery de la baie avant qu’elle ne s’effondre elle a pu ainsi construire un hangar avec serre, un petit chalet à côté de sa maison, un sauna avec bain extérieur, le "bana" traditionnel d’Alaska.

 

112 UGANIK BAY

 

Comme chez Nick et Jana que nous avions rencontrés en Colombie Britannique, la nécessité  semble faire loi mais c’est la passion de la vie  qui l’embellit, telles les poignées de porte faites avec des bois ramassés sur la grève. Cet hiver pour la première fois depuis des années Jenny a quitté la baie pendant deux mois; le vent soufflait sans arrêt à 70 ou 80 noeuds, elle ne pouvait ni chasser ni pêcher ni jardiner, son boy friend  pilote a profité d’une accalmie pour la ramener en ville puis elle l’a accompagné dans ses virées du grand Nord où il travaille avec son bi-plan à cockpit ouvert…

 

Il y a des loutres partout. Quand elles ne plongent pas elles dorment, calées dans le kelp.

 011 KODIAK WHALE PASSAGE

 

012 KODIAK WHALE PASSAGE

 

039 LOUTRES

013 KODIAK WHALE PASSAGE

     

Absolument craquantes! Nous nous  régalons de leur compagnie mais  tout le monde ne les apprécie pas autant. Un article lu dans le journal local fait état d’une étude menée au niveau gouvernemental pour mesurer leur impact sur l’activité des pêcheurs. En effet après des années de chasse pour leur fourrure qui avaient abouti à une quasi disparition de la loutre sur les côtes d’Alaska, l’animal protégé a pu à nouveau proliférer. A tel point que maintenant les loutres sont en concurrence sérieuse avec les pêcheurs de crabes et coquillages. Nous ne posons même plus notre casier à crabes, finis les délicieux repas au dungeness, là où il y des loutres on ne prend rien!

 

Quelques photos ajoutées sur l’album LOUTRES

 

  Heureusement pour notre survie il reste la pêche et Rémi continue à nous nourrir en halibut, lincod et morue. Il s’est même mis à la pêche au saumon en rivière. En voici quelques images, dans des décors somptueux.

Rémi qui lance sa ligne dans la rivière où les saumons sautent  et moi qui surveille ce qui se cache dans les grandes herbes, tous les deux prêts à remonter vite dans l’annexe, en espérant que le courant ne nous emmène pas juste là où l’ours a décidé de traverser à la nage.

 

098 UGANIK BAY

 

101 UGANIK BAY

 

 

106 UGANIK BAY  103 UGANIK BAY

 

Des baleines, énormes:

 

142 BALEINES BLEUES

 143 BALEINES BLEUES

 

Rémi les identifie comme des baleines bleues, les plus grands animaux du monde: 25mètres, 100 tonnes, un coeur gros comme une voiture, 200 mètres d'intestin… Comme dans la chanson , cherchent-elles de l'eau? Nous les croisons plusieurs fois à l’entrée de la baie Uganik. Nous avions vu en Mer de Béring des rorqual communs, un peu plus petits, 15 à 20 mètres, reconnaissables à leur lèvre inférieure droite blanche. Ces baleines  là sont plus grosses encore, le dessous des lèvres est jaune moutarde, la protection de l’évent est proéminente, elles plongent très longtemps et sortent un jet puissant qu’on aperçoit à plusieurs miles. Des spécialistes pourraient nous confirmer s’il s’agit bien de baleines bleues.

Entre 20 et 25 mètres, à l’oeil nu, ça reste impressionnant!

 

Plein d’oiseaux:

Les macareux huppés, très colorés, qui nichent dans des terriers au sommet des falaises:

 

087 MACAREUX HUPPES

154 MACAREUX

 

149 MACAREUX

   

150 MACAREUX

 

Des huitriers pie qui squattent une cannery désaffectée.

 

064 HUITRIER PIE

 

130 UGANIK BAY

 

066 HUITRIER PIE

 

133 UGANIK BAY

 

127 UGANIK BAY

 

Des guillemots:

051 GUILLEMOTS  

Des guillemots de Troil :

 

072 GUILLEMOT DE TROIL

 

Des sternes arctiques:

 

071 STERNE ARCTIQUE

 

Quelques photos ajoutées sur l’album OISEAUX DE MER

 

 Un jour sans vent, mer d’huile, les marsouins de Dall qu'on voit souvent autour  du bateau  se laissent photographier:

 

061 MARSOUIN DE DALL

 

066 MARSOUIN DE DALL

 

063 MARSOUIN DE DALL   

L’ours aussi est omniprésent.

Une mère qui longe la grève à la nuit tombée avec ses trois petits:

056 GRIZZLY 2012

 

Une autre avec des oursons un peu plus grands:

 

047 GRIZZLY 2012

 

Pas encore très actif sur le saumon mi-Juillet nous verrons le grizzly à l’oeuvre sur l’ile d’Afognak en quittant Kodiak.

 

037 GRIZZLY 2012

039 GRIZZLY 2012

 

 067 GRIZZLY 2012

 

060 GRIZZLY 2012

 Finis les câlins!  

 Les  petits regardent leur mère se battre pour piquer la pêche d'un autre:

058 GRIZZLY 2012

Elle emporte le butin,

166 GRIZZLY SAUMON

qui se partage ensuite âprement:

075 GRIZZLY 2012

 

  Le spot à ours  ce devait être Geographic Harbor  sur la Péninsule de Katmai. Une belle côte, sauvage. C’est par là que nous avions vu les ours câlins dont j'ai déjà envoyé les images.

 Pour une fois nous avons un peu de vent et pas de pluie pour naviguer.

 022 KATMAI

 

  Geographic Harbor: nous y retrouvons nos amis de Sauvage, un petit voilier danois, Muktuk, avec à bord deux enfants, et  un  voilier suisse, Chamade, tous deux viennent de faire le passage du Nord Ouest:

 

046 KATMAI

 

026 KATMAI

 

La  Péninsule de Katmai étant un Parc National la chasse y est interdite depuis un demi siècle, donc les ours ne craignent pas les humains . On peut en rencontrer à chaque instant, sans que cela soit forcément conflictuel. Le décor est  grandiose: une immense  baie  parsemée d’ilots, encadrée de hautes montagnes aux pentes moitié neige moitié cendres de volcan. Plusieurs rivières  y déversent leurs alluvions .

025 KATMAI

 

027 KATMAI

 036 KATMAI

   

Dans ces “flats” les grizzly viennent se nourrir à la remontée des saumons. L’endroit est mondialement connu, particulièrement photogénique, mais le saumon n'est pas encore là: nous  verrons  quelques ours solitaires, broutant dans l’herbe à marée haute,-celui-là doit être payé par l'office du tourime d'Alaska, il pose sans broncher!-

  004 GRIZZLY 2012

 

ou grattant la palourde à marée basse.

 

007 GRIZZLY 2012

012 GRIZZLY 2012

  Le museau au ras du sol le grizzly cherche le coquillage qu’il déloge en ratissant avec ses griffes, il le croque à grand bruit comme un biscuit, coquille inclue.

010 GRIZZLY 2012

 

014 GRIZZLY 2012

 

016 GRIZZLY 2012

   Très vite il sent qu’il s’enfonce dans le sable mou, il part un peu plus loin, sous les rires moqueurs d une pie ou d’une mouette ...

 

018 GRIZZLY 2012

   A force de jouer avec les ours nous nous sommes  fait une petite frayeur. Un matin, une jolie  balade sur un ilot à l’entrée de la baie de Geographic Harbor.

 

055 KATMAI

 

057 KATMAI

 

059 KATMAI

 

049 KATMAI

 

050 KATMAI

 

Ayant perdu mes lunettes de soleil  j’avais rebroussé chemin et laissé mon sac photo sur la plage et Rémi un peu plus loin. Rémi, monté sur la berge a aperçu soudain un grizzly  qui s’approchait, le museau au ras du sol. L’ours a senti une présence, accéléré dans sa direction, de plus en plus vite, ils peuvent être rapides ces balourds ! et soudain il s’est arrêté, à trois mètres de Rémi qui avait la main sur sa bombe à ours (le pepper spray = jet de poivre sous pression),  prêt à s’en servir. L’ours  s'est gratté l'oreille puis il est reparti à ses palourdes. On appelle ça une charge d’intimidation, ça marche à tous les coups!

De mon côté, de loin j’ai aperçu l’ours qui après sa charge s’en prenait à mon sac  puis le laissait, n’y ayant trouvé aucune odeur de nourriture, et  s’acheminait tranquillement vers un passage  étroit où nos chemins devaient se croiser. Montée sur la berge pour le laisser passer, je l’ai vu s’arrêter à mon niveau, tourner la tête à droite à gauche pour  mieux sentir (c’est bon signe!), me jauger du regard et repartir dédaigneusement. Ouf! Entre temps Rémi avait récupéré mon sac..

 

051 KATMAI

 

Ce qui est bien en Alaska c’est que même quand on se quitte un quart d’heure aux retrouvailles on  a plein de choses à se raconter!

 

  

Plus de  photos sur un Album photos GRIZZLY 2012

23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 06:04

01B CALINDOURS  

Solitaire l'ours? Ours le grizzly?  Pas toujours!

 

Ces deux-là  ont nagé jusqu'à une petite crique tranquille sur une ile déserte au large de la côte de Katmai en Alaska. Voici quelques images pleines de tendresse dédiées à tous les amoureux du monde...

 

 .>>>>>> Album  CALIN DOURS

 

 

01 CALINDOURS

 

11 CALINDOURS

 

12 CALINDOURS

 

14 CALINDOURS

 

29 CALINDOURS

 

34 CALINDOURS

9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 07:49

.......Album photos ......

 

Pas de vent,  mer d’huile, les baleines plongent dans le kelp autour du bateau.

 

144 AFOGNAC 2012

145 AFOGNAC 2012

 

Macareux huppés:

149 AFOGNAC 2012

  A Afognak  nous espérions voir des ours; nous verrons des daims, des  biches, des orques, des loutres, des phoques, des macareux

 

186 AFOGNAC 2012

 

199 AFOGNAC 2012

202 AFOGNAC 2012

204 AFOGNAC 2012

 

195 AFOGNAC 2012

 

207 AFOGNAC 2012

 

213 AFOGNAC 2012

 

190 AFOGNAC 2012

 

et … les méfaits du logging: tant d’arbres laissés sur place, quel gâchis.

212 AFOGNAC 2012

Des traces d’ours mais pas d’ours .

En quelques minutes Rémi nous remonte deux beaux poissons …Halibut et Codfish. On va faire

des bocaux  pendant deux jours!

181 AFOGNAC 2012

 

Au mouillage de Kitoi nous sommes au milieu des bateaux de pêche à la seine, les "purse seiners".

 

151 AFOGNAC 2012

 

Activité frénétique, la pêche au sockeye dans cette baie est ouverte jusqu’à Vendredi 21 heures; les bateaux  déroulent leur seine en frôlant Kauana, relèvent  la poche pleine de saumons, déroulent un peu plus loin.

 

155 AFOGNAC 2012

 

157 AFOGNAC 2012

 

154 AFOGNAC 2012

166 AFOGNAC 2012

 

172 AFOGNAC 2012

 

158a AFOGNAC 2012

170 AFOGNAC 2012

La maneuvre est commandée du haut du poste de  barre par le capitaine qui repère les  bâtons d’argent qui sautent à la surface de l’eau. Quand il crie «Go!» le filet se déroule, le skiff accompagnateur se met en place  pour qu’il forme un cercle, puis on relève  le filet. Ambiance ruée vers l’or, on ne ménage pas sa peine mais il y a des règles, établies par les chercheurs eux-mêmes.

 

176 AFOGNAC 2012

 

177 AFOGNAC 2012

Ces pêcheurs là aussi sont sympas; ils viennent nous offrir du poisson:

 

163 AFOGNAC 2012

 

Et demandent simplement qu’on leur envoie les photos par internet, conscients qu’ils sont, comme nous, de vivre quelque chose d’exceptionnel.

 

   Arrivés  au port de Kodiak, nous retrouvons avec joie Didier et Sophie de Sauvage , notre dernier mouillage ensemble était aux Marshall en 2010. Daniel nous quitte, il  prend l'avion pour Anchorage. Nous pensons rester quelques jours au port avant de partir vers les baies sud  de l'ile.

 

   

3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 03:03

.........Position.........  .  .......Album photos..........    Album photos ours..........

 

Quelques images de l’ile Unaga, à l’ouest de  Sand Point. Des milliers de macareux huppés nichent au-dessus de ces falaises.

 

004 UNGA

 

001 UNGA

 

008 UNGA

 

 020 UNGA

 

 Le port de Sand Point sur l'île Popoff:

 

031 SAND POINT

Petit port de transit, assez  lugubre, autour d’une usine de surgélation de poisson; les bateaux viennent des iles  Ouest, de la mer de Béring,  de la Péninsule. Notre voisin est chercheur d’or, en plongée sous-marine.

037 SAND POINT

038 SAND POINT

 

027 SAND POINT

Un petit café bleu au-dessus du port sert de cantine. Au-dessus, dans ce qui est plus un alignement de maisons préfabriquées qu’un village, quelques familles vivent à l’année. Aux escales on répare les filets.

026 SAND POINT

034 SAND POINT

 Le soir au bistrot les jeunes  saisonniers se mêlent aux professionnels tatoués balafrés, il y a toujours du boulot par ici disent-ils. Les origines sont diverses: toute région des USA, Corée, Mexique, Asie du Sud Est… Seule concession à la coquetterie dans ce monde rude: deux rérés croisés ce matin au magasin de l’usine. Il n’y a pas qu’à Tahiti qu’existe la particularité des hommes efféminés.

Accés internet dans les cafés. La terre tremble ici aussi: 6.2, 6,5 ? commentent mes voisins de comptoir en posant leur deuxième main sur le verre de bière. L'alerte passe, les conversations reprennent.

 Nous quittons Sand Point au petit matin pour Kodiak. Bon vent de Sud Ouest.

041 LAZY BAY

047 LAZY BAY

 Les jours sont longs, le soleil se couche après minuit, il fait jour à quatre heures, pour les quarts de nuit c’est bien agréable.

 

Kodiak, grande ile, la  plus développée des iles Aléoutiennes; pour nous c’est le retour à la civilisation, à des températures plus clémentes aussi.

 

079 LAZY BAY

 

075 LAZY BAY

 

Très beau mouillage  de Lazy Bay au Sud Ouest.

Paysages vallonnés et fleuris comme sur l’ile Dolgoi. Nous nous régalons de balades, quelques daims fugitifs détalent devant nous.

 

095 LAZY BAY

106 LAZY BAY

 

098 LAZY BAY

103 LAZY BAY

099 LAZY BAY

 

111 LAZY BAY

Le soir les jeunes équipiers  des bateaux de pêche au repos viennent bavarder, Kauana les intrigue, ils nous offrent du saumon et racontent leur vie à Boston, Kodiak ou Seattle.

 

Au fond de la baie d’Alitak est installée une conserverie à saumons, depuis 1917…

 

 049a LAZY BAY

 

Woody le manager nous accueille de façon très chaleureuse et nous fait visiter les lieux. La conserverie fonctionne de Juin à Septembre uniquement. Il y a d’abord la saison du sockeye, le saumon rouge, le plus prisé, puis du Coho, le silver, du Chum, Pink, du Chinook, le King.

 

052 LAZY BAY

 

057 LAZY BAY

Avant de passer à la guillotine.

059 LAZY BAY

061 LAZY BAY

 

066 LAZY BAY

Cet homme a un rôle clé , il détermine le niveau de qualité de chaque saumon.

 

Le poisson pêché est amené directement à l’usine ou passe par un bateau de transfert si cela fait gagner du temps, car en période ouverte à la pêche chaque heure compte. Le spectacle du transfert par aspirateur est impressionnant

 

089 LAZY BAY

090 LAZY BAY

Après deux heures de marche à la recherche des pétroglyphes que nous a indiqués Woody  et que nous ne trouvons pas, nous rencontrons une famille de pêcheurs en pique nique.

 

127 LAZY BAY

 

Le bois ne manque pas sur la plage  pour faire du feu! ce sont les premiers « arbres » que nous voyons depuis notre arrivée aux Aléoutiennes. Jusqu’ici nous n’avons pas vu d’arbres; ces troncs viennent de l’Est de l’ile et de la Péninsule d’Alaska. Les pêcheurs viennent en ramasser pour alimenter leur «banya», spa chauffé au feu.

 

114 LAZY BAY

 

116 LAZY BAY

 

Famille très sympa, originaire de Kodiak,

 

129 LAZY BAY

 

131 LAZY BAY

 

une des deux soeurs et ses enfants ne viennent plus qu'en vacances, l’autre ainsi que son fils et ses autres enfants vivent au port de Kodiak; ils passent la saison du saumon de juin à Septembre dans leur cabanon à Moser bay, à côté; une grande baie où plusieurs familles de pêcheurs ont des  «cabins» qu’ils ferment en hiver, et retrouvent au printemps parfois saccagées par les ours.

Dans Moser bay cette famille a des filets fixes; certains pêcheurs sont sur des bateaux et  vont poser leurs filets sur les lieux autorisés; d’autres ont des filets fixes.Tous sont soumis au régime des jours ouverts ou fermés. Nous rencontrerons plusieurs pêcheurs de l’ile de Kodiak: dans l’ensemble ils sont contents, il y a du poisson, il se vend à un bon prix. C’est très rassurant de trouver des gens vivant des seules ressources de la nature et en vivant bien.

 

Les ours en vivent bien aussi!

 

169 KODIAK

 

167 KODIAK

 

168 KODIAK

 

L’ours Kodiak est une sous-espèce de l’ours brun, comme le grizzly, mais plus gros parce que mieux nourri, nous explique-t-on…De 500 à 800 kilos pour les mâles! Il faut les voir se gaver dans les rivières.

C’est l’époque du fraie, les saumons remontent  les rivières  pour pondre en eau douce, les ours sont dans le garde-manger et font leur provision de gras pour l’hiver.

 

160 KODIAK

 

053 OURS KODIAK
049 OURS KODIAK

 

054 OURS KODIAK

 

  En début de saison ils sont affamés et avalent le poisson tout entier. Maintenant ils sont plus sélectifs et prélèvent avec une grande  dextérité la peau plus grasse, puis les oeufs…et laissent le reste aux goélands. Le spectacle est fascinant.

 

058 OURS KODIAK

 059 OURS KODIAK

 

 Ces «jeunes» trop pressés éparpillent les oeufs et lèchent jusque sous les pierres pour les récupérer...

 

032 OURS KODIAK

Une ourse avec ses petits de l’année: le pêcheur  qui me l’a montrée ne me lâchait pas d’une semelle, de peur que je m’approche trop. Une mère ourse avec ses petits est ce qu’il y a de plus dangereux.

 

172b KODIAK

 

047 OURS KODIAK

  Une autre ourse avec des triplés de deux ans environ. Les oursons restent avec leur mère de deux à quatre ans. Ils sont souvent victimes de la violence des mâles qui veulent "récupérer" la femelle.

Premiers pas de pêcheur:

 171 KODIAK

 

J’ai fait tellement de photos d’ours que je les met sur un album à part pour les amateurs …..Album photos ours

 

Autre beau mouillage sur la côte sud de Kodiak: Jap Bay.

 

155 JAP BAY

139 JAP BAY

 

145 JAP BAY

Vert de haut en bas !

Pas une vache pour en profiter.

Nous sommes seuls, en compagnie de  phoques et  de renards.

 

159 JAP BAY

 

154 JAP BAY

 

144 JAP BAY

 

   Le port de Kodiak .

 

180 KODIAK

179 KODIAK

 

Une petite ville animée ; grosse activité avec les pêcheurs les jours de relâche; sinon quelques voiliers et surtout beaucoup de bateaux de pêche sportive et promenade. Des pubs sympas …Un musée aléoute; une base militaire et une base de lancement de satellites…

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Nous retrouvons Sunstone qui part vers Vancouver et Shibuit, un couple de navigateurs américains rencontrés aux Marshall il y a deux ans , ils rentrent chez eux à Seattle. Nous les reverrons bientôt car nous laisserons le bateau près de Seattle pour l’hiver.

 

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Le harbor master nous propose  d’hiverner à Kodiak,  il y fait parait-il meilleur que sur la Péninsule. C’est tentant car il y a plein de mouillages à explorer encore et l’ambiance est sympa. Mais pour rentrer en France c’est quand même un peu plus compliqué que de Seattle.

  De Kodiak nous partons vers la Péninsule d’Alaska; il n’y a pas de vent; nous nous arrêtons sur l’ile Afognak; au fond de la baie de Kitoi est installée une écloserie à saumons que les pêcheurs nous avait recommandée.

 

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L’Alaska tel qu’on le voit dans les magazines: les hydravions de la Poste, un dédale d’ilots boisés, une mer plate , des saumons qui sautent partout et des ours qui viennent se servir directement dans les échelles.

Un douzaine de personnes travaillent dans cette écloserie, dont la moitié à l’année. L’ensemble est financé par le syndicat des pêcheurs. Le but est de produire des petits saumons, des différentes variétés pêchées, qui sont lâchés ensuite en mer, de manière à ce que l’activité de pêche n’entame pas le stock naturel.

 

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Ces échelles servent à aider le poisson  à monter vers l’eau douce où il veut pondre. Ici ce sont les bassins, dans la nature c’est un lac ou une rivière. On prélève ensemble les oeufs et la laitance. La fécondation se fait en quelques minutes, on rince  avec de l’eau à la Bétadine; puis on stocke les œufs dans l’obscurité, un temps plus ou moins long selon les variétés, pour certains c’est plusieurs mois. Ensuite on lâche les petits saumons.

 Que ce soit d’épuisement dans la nature ou d’éventration dans l’écloserie, le saumon qui a pondu meurt. Le saumon mort n’intéresse pas les ours qui préfèrent  nettement le saumon vivant plein d’oeufs; il faut les voir se servir directement dans les échelles, appuyer sur le ventre du poisson pour faire sortir les oeufs, arracher la peau d’un coup de dents. Ours nourris de saumon et caviar!

 

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En ce moment l’écloserie prélève des oeufs de pink; dans un mois ce sera le sockeye, plus abondant encore. Pendant l’hiver on s’occupe des « couveuses».

 

Après cette belle escale nous partons Seward.

 

 

16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 01:36

Position .....................      Album Photos................   

3 Juillet 2011

 Dutch Harbor, sur l’ile Unalaska, lieu mythique pour ceux qui naviguent dans cette partie du monde, le cœur des  iles  Aléoutiennes ….

Nous sommes amarrés dans le port de pêche commercial, ce qui nous met un peu loin de la ville.

 

 

001 DUTCH HARBOR

Dutch Harbor, et sa voisine Unalaska city, forment une grande ville, 8000 habitants. C’est le plus grand port de pêche américain, en termes de tonnage.

 

006 DUTCH HARBOR

 

012 DUTCH HARBOR

 

C’est la saison de la pêche au saumon et au halibu, le pollock et la morue se pêchant toute l’année: lignes de fond, chalut, filets. La mer de Béring est poissonneuse, mais la pêche est extrêmement contrôlée: quotas, jours autorisés, saison etc.

 

021 DUTCH HARBOR

Des murs de containers attendent le poisson qui sera débarqué puis réexpédié vers les USA, le Japon, la Corée, la Chine… Une partie de la pêche est traitée à bord de bateaux usines. Les pêcheurs gagnent bien leur vie. Beaucoup sont d’origine étrangère: Coréens, Philippins, Chiliens. Nous faisons connaissance avec Karl, un colosse russe lituanien venu chercher du travail il y a une dizaine d’années. Il a commencé par travailler sur les bateaux qui font la pêche au king crab, qu’on appelle «  centollas » en Patagonie. C’est considéré comme le métier le plus dur et le plus dangereux au monde: une série télévisée, Deadliest Catch, a été tournée à Dutch Harbour avec ces gens là …

Dans un livre publié en 1929, « Kanikosen », un Japonais, Kobayashi Takiji, avait raconté la vie des pêcheurs de king crab d’Hokkaido le long du Kamchatka. Il dénonçait la scandaleuse exploitation des jeunes paysans japonais venus des campagnes d’Akita et du Tohoku et embarqués sur des bateaux où leur vie valait moins cher qu’un casier à crabes. Son engagement politique procommuniste lui avait valu la prison et la torture …Karl a pratiqué ce métier, ici en Mer de Béring, très bien payé, pendant deux ans: trop dur, trop dangereux, deux à trois jours sans dormir, le travail dans le froid et le brouillard, les casiers à crabe qui vous écrasent …Il a arrêté dés qu’il a pu et pratique maintenant quelque chose de plus confortable, dit-il, les travaux en plongée sous marine. Il habite à bord d ‘un petit voilier et partira vers l’Indonésie dés qu’il aura gagné assez d’argent.

 

La saison du king crab est en hiver, des armées de casiers attendent, prêtes à partir à l’eau, avec leurs promesses de souffrances et de rêves.

 

 

035 DUTCH HARBOR

 

034 DUTCH HARBOR

 

 

033 DUTCH HARBOR

La ville offre un musée de la World War II, ainsi qu’un musée Aléoute tout à fait intéressant.

 

Nous sommes à quai avec Jennifer, voilier suédois parti de Kushiro en même temps que nous, ainsi que Bannister et Sunstone.

 

002 DUTCH HARBOR

 

Nous ferons ensemble quelques balades sympas,

 

046 DUTCH HARBOR

 

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051 DUTCH HARBOR

 

et nous  suivrons les festivités de l’Independance day, le 4 Juillet.

 

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066 DUTCH HARBOR

 

 

073 DUTCH HARBOR

 

Moi qui photographiais à grand peine les aigles dans la montagne à Adak; ici ils sont en

ville, comme des pigeons. Il y en a partout!

 

019 DUTCH HARBOR

Ils ont un peu perdu de leur superbe mais rien de leur voracité. Des panneaux conseillent aux propriétaires de petit chien de protéger leur animal chéri. Les pêcheurs les utilisent pour nettoyer les filets.

 

023 DUTCH HARBOR

 

026 DUTCH HARBOR

 

Très vite nous ne les aimons plus du tout car ils adorent se percher sur notre mât-  la girouette ne leur résiste pas- et se délester sur le pont des poissons, seiches et poubelles dont ils se sont gavés auparavant!

La Wild life n’est pas loin, les loutres de mer et les baleines sont à l’entrée du port.

Une loutre qui emmène un king crab:

015 DUTCH HARBOR

 

De Dutch Harbor nous partons vers la Péninsule d’Alaska. Empruntant la passe d’Unalga  nous passons au Sud de l’île Unimak.

 

079 UNIMAK

 

Partis dans la pluie –brouillard, on ne sait plus ce que c’est tellement ça mouille, nous longeons Unimak avec une petite brise 15 noeuds quand soudain le miracle se produit: les nuages se poussent pour laisser la place à un magnifique coucher de soleil sur le volcan Shishaldin et le Mont Izanotski couverts de neige.

 

086 UNIMAK

 

 

091 UNIMAK

 

083 UNIMAK

 

Un spectacle éblouissant qui fait oublier tout le reste. Il est minuit passé, le soleil se couche à peine. Cinq heures plus tard, il se lève sur les mêmes glaciers, nous approchons du Cap Pankof, le vent monte.

094 UNIMAK

 

096 UNIMAK

 

Remontée au près, le courant avec nous, vers False Pass dans le Détroit d’Izanotski, la pointe extrême ouest du continent américain.

Décor splendide de volcans enneigés au-dessus de la mer.

 

101 UNIMAK

Premier ours! Welcome to Alaska! Il mange tranquillement des feuillages sur la côte.

 

 103 FALSE PASS

 

False Pass, 45 habitants, une ancienne conserverie de poissons abandonnée et un petit port tout neuf.

107 FALSE PASS

111 FALSE PASS

Il y a un va et vient important de bateaux ; la pêche étant réglementée, trois jours ouverts par semaine, c’est pour eux une escale pratique et proche des lieux de pêche.  Un bureau de poste, un médecin, quelques maisons, occupées par les familles de pêcheurs installées là pour l’été, et un Harbour Master  …

 

114 FALSE PASS

Les ados circulent en quad, la carabine sur le porte bagages, pour les ours! On nous prévient: il ne faut pas aller se promene, les ours sont omniprésents, ainsi que les loups et les renards.

Jennifer est là; il a explosé sa grand voile dans une survente en venant de Dutch Harbour.

24 heures sans bouger, pour laisser passer une nouvelle dépression. Nous repartons vers la Péninsule d’Alaska. Les mouillages abrités ne manquent pas, nous allons vers Belkovsky Bay. Pas un souffle d’air, nous avançons  au moteur dans le brouillard.

 

Dans cette atmosphère ouatée un groupe de baleines jubartes, les mêmes qu’à Tahiti:

 

 188 BELKOFSKY BAY

 

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193 BELKOFSKY BAY

 

Captain Harbour, au fond de la Baie de Belkovsky:

 

172 BELKOFSKY BAY

 

Silence, toute la paix du ciel nous descend dessus.

 

135 BELKOFSKY BAY

 

Balade à terre, vite limitée: il y a des traces d’ours partout!

 

145 BELKOFSKY BAY

 

Le premier jour nous ne voyons personne. Maïs le lendemain nous faisons connaissance:

 

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153 BELKOFSKY BAY 

 

Il semble qu’ils aient aussi peur de nous que nous d’eux….jusqu’à présent il n’y avait pas d’arbres et pas d’ours, donc les balades dans ces immenses espaces étaient superbes. Là, on se sent un peu plus coincés, un ours brun a surgi d’un buisson à quelques mètres de Rémi, les deux sont partis en vitesse! Heureusement dans des directions opposées!

 

 Chemin d'ours: à ne pas suivre !

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Oursons et leur mère :

173 BELKOFSKY BAY

Celui là semble prendre plaisir à poser pour les photos. Juré promis il n’est pas en peluche!

 

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Un phoque en Alaska …

 141 BELKOFSKY BAY

 

 

140 BELKOFSKY BAY

Rémi pêche des morues tant et plus. 

« Pêcheur d’Islande », des images qui l’accompagnaient depuis longtemps …

 

129 BELKOFSKY BAY

 

Et du halibut, délicieux:

 

132 BELKOFSKY BAY

 

Mer miroir avant une nouvelle dépression.

 185 BELKOFSKY BAY

Sunstone nous rejoint dans ce mouillage.

 

133A BELKOFSKY BAY

    

Tout ce vert c’est louche. Il faut au moins 1000 jours de pluie par an pour y arriver!

 

L’escale suivante sera ensoleillée.

Très beau mouillage sur l'ile Dolgoi, un ancien cratère effondré:

 

214 DOLGOI

 

Nous profitons du soleil et de l’absence d’ours pour faire des balades à terre. Herbe verte et fleurs champêtres, rocailles et ruisseaux, on dirait qu’un paysagiste s’est bien amusé.

 

206 DOLGOI

 

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220 DOLGOI

 

222 DOLGOI

 

 

212 DOLGOI

 

Dans le lointain les sommets du volcan Pavlof sur la Péninsule d’Alaska.

 245 DOLGOI

 

Phoques et loutres partout:

 

 234 DOLGOI

 

238 DOLGOI

 

Les loutres , très actives et plus farouches :

 

228 DOLGOI

 

229 DOLGOI

Huitriers:

 

241 DOLGOI

 

 

Paysages, vie sauvage, émotions ...l'Alaska tient ses promesses, nous nous régalons .

 

Après Sand Point nous continuons vers Kodiak.

15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 07:00

.....Position....           ..Album photos .......

    

Hésitation au moment de quitter Kushiro, une dépression pointe son nez. Elle va finalement nous apporter le vent qui nous emmènera jusqu'aux Aléoutiennes. Visibilité nulle, brume et bruine, pluie, orage, 24 heures au ralenti le long des îles Kouriles pour laisser cette dépression passer devant et ensuite s'accrocher derrière elle pour garder le vent …

 

002 KUSHIRO ALEOUTIENNES

 

Vent Nord Est 25 noeuds, rarement plus, Kauana file dans une mer dure, à la même vitesse que la dépression. Un brouillard impénétrable nous  glace jusqu’au fond des os. Quand le ciel se déchire pour laisser la place à quelques rayons de soleil on se sent vraiment privilégiés d'être là, à cet endroit à ce moment.

 

003 KUSHIRO ALEOUTIENNES

 

005 KUSHIRO ALEOUTIENNES

 

Cela ne dure pas et nous arrivons aux iles Aléoutiennes dans le brouillard; 1500 miles, dix jours de navigation, il nous faut mettre le moteur le dernier jour pour atteindre une zone abritée sur Amchitka avant la nouvelle dépression.

Pas de vent, courant contre, l'approche est longue, une côte noire se découvre dans les nuages.

 

015 AMCHITKA

 

Sur l’eau des milliers d'oiseaux posés en groupe, pétrels, albatros, macareux huppés, puffins, qui détalent dés que nous approchons.

 

008 KUSHIRO ALEOUTIENNES

 

011 KUSHIRO ALEOUTIENNES

 

Des paquets de kelp dérivent à la surface, cette algue longue et dure comme du cordage arrachée aux côtes froides.

Des orques, bien plus gros que ce que nous avons jamais vu, montrent le bout de leur aileron, des baleines ….

 

163 KELP

Falaises abruptes et plages de sable noir…

 

018 AMCHITKA

 

  Les îles Aléoutiennes s’étalent sur 1900 kilomètres entre la péninsule d’Alaska et le Kamchatka; en haut au bord de la carte elles ferment le doux Pacifique, contrôlant le passage vers la froide Mer de Bering par des passes  aux courants dangereux; zone d’affrontement des deux systèmes météorologiques elles sont connues comme le pays où naissent les plus fortes tempêtes , dans la pluie et le brouillard épais.  Et c’est là que nous sommes? Pour en rajouter un peu: nous sommes aussi sur la ceinture de feu du Pacifique, 57 volcans et des tremblements de terre fréquents ….

 

020 AMCHITKA 

  Amchitka, base d'essais nucléaires américains abandonnée depuis une trentaine d’années. C’est pour empêcher ces essais nucléaires sur Amchitka que la fondation Greenpeace, toute nouvellement créée à Vancouver en 1971, a lancé sa première opération maritime.

Grande baie ouverte au Nord Est, mais bon fond de sable où l’ancre se plante sans problème.

Quel bonheur d’être arrivés et poser simplement les yeux sur le paysage… L’endroit n’est pas vraiment hospitalier, le vent ne nous permet pas de débarquer au ponton encore en état, mais nous pouvons enfin mettre le chauffage à bord, ce qui est bien agréable , car dehors il fait entre 5° la nuit et 10° le jour .

 

   019 AMCHITKA

 

Nous sommes surveillés: phoques sortant leur tête du kelp, aigles perchés sur la falaise...

 

 

025 AMCHITKA

023 AMCHITKA

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 Quarante huit heures après nous arrive Jennifer, un voilier suédois parti en même temps que nous de Kuchiro; ils sont six à bord; ayant pris l’option de monter Nord le long des Kouriles au passage de la première dépression ils ont perdu le vent et fait beaucoup de moteur.
 

Nous continuons  vers l'île Adak, une autre dépression approche, plus méchante celle-là, une vraie tempête, une « slachxidaasaadagûlux » comme on dit  en Aléoutien, que nous laisserons passer bien à l'abri à Three Arms Bay.

 Nous retrouvons là Bannister et Sunstone quittés à Hakkodate: arrivés depuis trois jours  ils partent s'abriter au port d'Adak au Nord de l'ile.

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Nous sommes donc là dans ce  décor dramatique à souhait, le vent souffle à plus de 50 noeuds, le bateau bien ancré dans de la boue, tourne sous l'effet des williwaws, les phoques et les aigles tournent autour du bateau. Le poêle ronronne, ronfle même avec les rafales.


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Dés que ça souffle un peu moins  nous filons à terre pour des grandes balades  dans la toundra .

 Pas un arbre, de l'herbe à peine libérée de la neige et déjà couchée par le vent,

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 Des cascades  et des  lacs,

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Nous suivons joyeusement les sentiers de caribous , ravis de fouler les tapis de mousse gorgée d'eau, d'enjamber les ruisseaux qui découpent ces immenses espaces ;

 

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Les caribous, qui ne sont pas les caribous sauvages mais leurs cousins les reindeers, ne sont pas originaires de cette ile, ils ont été introduits par l'armée US pour distraire et nourrir les soldats.

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 Un rayon de soleil suffit à transformer ce paysage désolé en prairie pour les  vacances de Heidi, un vert indécent parsemé de lupins bleus, boutons d’or et lys chocolat.

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A l’autre extrémité  de la baie un camp de chercheurs en archéologie est installé pour quelques semaines;

 

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ils viennent d’arriver et organisent un champ de fouilles pour mettre à jour ce qu’ils supposent être un village Aléoute, un village sur la colline, éloigné de la côte. Ceci est inhabituel, les Aléoutes étant avant tout un peuple de la mer, vivant des seules ressources de la mer.

 Au passage nous apprenons qu’il y a eu un tremblement de terre de magnitude 7.4 , l’épicentre étant dans la passe d’Amutka à 200 kilomètres. Au mouillage Rémi a bien senti quelque chose de bizarre, moi rien, le vent suffit déjà à faire trembler le bateau en permanence. Les campeurs ont eu quelques frayeurs.

 

Les habitants des iles Aléoutiennes, dont on situe les premières traces à 8000 ans, s’appelaient les « Unangax », «  gens des passes ».   

Pour survivre dans un univers aussi hostile ils avaient développé une grande habileté marine alliée à une connaissance des élémentsnaturels et des techniques de chasse.Vêtus de boyaux de baleines, ils circulaient sur des kayaks,  appelés  "iqyax" et faits de bois flottés, os de baleines  et  peaux de phoque. L’homme vivait sur son kayak , mourrait avec lui en mer ou était enterré avec lui. Algues, oiseaux de mer et leurs oeufs, phoques, loutres,  baleines, poissons, coquillages, bois flottés … Jamais peuple n’a su aussi bien exploiter la mer. Ils n’avaient pas le choix.

 

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   Vers l’an 1740 l'amiral Béring et Kirikof chargés par le tsar d’explorer les zones à l’Est du Kamchatka furent les premiers occidentaux à apercevoir les  iles Aléoutiennes; ils ramenèrent une grande richesse: des fourrures de phoque et de loutre, aussi soyeuses que la zibeline très prisée à la cour. Remarquant l’habileté des  Unangax, qu’ils nommèrent  les «  Aleuts », les russes trouvèrent vite à les réduire en esclavage pour chasser le phoque; la loutre de mer, qui a quelques centaines de poils de plus au centimètre carré , était encore plus recherchée .Cela a duré une centaine d’années, l’église orthodoxe tenta d’adoucir les méfaits de cette colonisation. En vain , de 15 000 personnes la population Aléoute fut réduite à 5 000. En 1867 la Russie ayant vendu l’Alaska aux Etats Unis, les Unangans se trouvèrent  classés « indiens ». La chasse aux loutres dura jusqu’en 1911, puis fut interdite. Pour survivre les Unangans s’embauchaient dans les élevages de renard.
La seconde guerre mondiale vint tout chambouler. Depuis quelques années déjà les japonais s’intéressaient aux iles Aléoutiennes; en Juin 1942  ils débarquèrent à Attu, l’ile la plus à l’Ouest, faisant prisonniers les 42 habitants. En réponse à cette agression les Américains décidèrent d’évacuer toutes les îles; arrachés du jour au lendemain à leurs  territoires les Aléoutes vécurent très durement cette mesure de protection forcée; parqués dans des camps ils ne sont revenus chez eux que deux ans plus tard, pour trouver leurs îles dévastées, leurs maisons pillées. Pendant ces deux années japonais et américains s’étaient  affrontés à Dutch Harbour, Adak, Kiska, Amchitka, Attu ….
Après la guerre  les survivants parmi ceux qui étaient restés  prisonniers au Japon ou  «évacués»  aux USA, comptaient retourner chacun dans son île; mais les autorités américaines avaient décidé de ne conserver que quatre communautés Aléoutes: nouveau coup dur pour ce petit peuple déjà bien maltraité. Une nouvelle bataille commença alors, pour obtenir la restitution de leurs territoires. En 1988 la loi fut signée, reconnaissant aux Aléoutes le droit de gérer eux mêmes  leurs îles, avec les excuses du Congrés au nom du peuple américain et un principe d’indemnisation. Actuellement une ressource essentielle de ces îles est constituée par les droits de pêche qu’elles perçoivent. Leurs eaux  sont riches en saumon, halibut , morue et king crab.


 
D’Adak à Dutch Harbour

Pour gagner la « ville » d’Adak, dans la baie de Sweeper Coves, nous passons côté Mer de Bering.

 

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Nous avons cinq noeuds de courant contre dans la passe d’Adak. En approchant les falaises du Mont Moffet , 2000 mètres, nous nous laissons surprendre toutes voiles dehors par des rafales à 50 noeuds; à peine le temps de rouler le génois  nous filons vent arrière à 13 noeuds, grand voile entière, pas top fiers  quand même!

 

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 Arrivés à Adak nous sommes accueillis par une charmante Harbour Master, Elain. Nous étions un peu inquiets, la loi prévoyant de ne pas mettre pied à terre avant d’avoir fait son entrée officielle dans un pays auprès d’un bureau de douane et immigration habilité, ce qui veut dire pour nous à Dutch Harbour, notre prochaine escale.

 

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Elain se marre: «Relax, men, you are in Adak, Aleutian island». Seule représentante de l’autorité dans cette communauté de 90 personnes, 120 personnes à la saison de la chasse, elle se charge d’enregistrer notre signalement, la situation devant être régularisée ultérieurement auprès des douanes de Dutch Harbour. On peut avoir de  l’eau et du carburant.
Ville fantôme, construite par l’armée américaine dans les années 50, une maison sur quatre est habitée, les parties communes, mairie, école etc., trois fois trop grandes pour le nombre d’habitants, sont laissées à l’abandon, à l’exception d’une ou deux pièces.

 

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Elain Smirlof est «Unangan», née à Kodiak. Elle nous parle des nombreux bateaux de pêche qui font escale, de la pêche au halibut et au saumon, des « birdwatchers » qui viennent observer les oiseaux de mer nichant dans les falaises escarpées, des chasseurs de reideers …En hiver les reindeers viennent sur cette partie Nord de l’ile, sur la neige ils se voient plus facilement, ils viennent parfois même en ville et on peut les tirer de la voiture ….chacun ses goûts!

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Nous repartons vers Dutch Harbour, par le Nord également, côté Mer de Bering, avec une belle brise .

 

 

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 Très vite le brouillard s’impose , ne nous laissant que  rarement apercevoir une côte escarpée aux volcans-glaciers qui descendent jusqu’à la mer .

 

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Un matin au lever du jour, j’étais dans le cockpit à border le génois quand soudain j’entend un souffle tout près: une immense baleine aussi longue que  Kauana passe. A droite à gauche il y en a partout, un vrai troupeau. J’appelle Rémi qui les identifie tout de suite comme des rorquals. Spectacle impressionnant! 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 00:36

14 Juillet  2011

 

Nous arrivons à Sand Point , sur l'île Popof. Une connection internet me permet de poster les images et récits de ces dernières semaines. On se régale de beaux paysages et vie sauvage. Même si ça ne se voit pas il fait beau et c'est l'été!