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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 03:19
WALLIS

Un peu chaud l'arrivée à Wallis! Nous nous présentons trois fois devant la passe Honikulu sans pouvoir entrer: la mer est forte, la visibilité limite, les grains avec rideau de pluie opaque et 30/ 35 noeuds de vent, se succèdent sans répit. La passe est large et franche, profitant d'une éclaircie nous nous engouffrons dans le lagon, direction la baie de Gahi, le mouillage recommandé. Il est trop exposé à ces vents d'Est, nous préférons aller mouiller sous l'îlot Faioa, l’île dite « des lépreux », avant de gagner le mouillage de Halalo, sous les citernes de carburant. Le lagon est très grand, le chenal parfaitement balisé.

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« Pourquoi allez-vous à Wallis?" nous disait un yachtie américain à Apia, comme si nous nous apprêtions à sortir de l'autoroute pour un petit village perdu au bout du monde." Parce que c'est français?" "- Non, c'est parce que j'ai un cousin là-bas, je vais lui dire bonjour!". Un cousin pas vu depuis des décennies, Ghislain étant plutôt de la génération de mes ainés, mais casé quelque part parmi les souvenirs heureux de mon enfance dans la famille de la plage d'Hyères; c'est avec émotion que nous nous retrouvons.

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Prévenu de notre arrivée, voilà deux jours qu'il arpente la côte dans le mauvais temps à notre recherche. "Où tu vas Monseigneur? qui tu cherches?" lui disent les gens au passage…Car Ghislain est l'évêque de Wallis et Futuna, «Mosignolo Kilano». C'est peut-être un des  plus petits évêchés du monde il n'empêche qu'ici quand on est cousin de l'évêque c'est comme d'être cousin du roi!

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En tous les cas pour nous, car Ghislain va s’occuper de nous comme de princes ! Il connaît tout le monde, il va nous faire rencontrer des personnes intéressantes, visiter l’ile et participer aux évènements du moment ...un moyen privilégié de découvrir ce monde en marge de tout ce que nous connaissons.

 

 

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Wallis et Futuna, un territoire français composé de trois iles, Wallis la plus grande, peu élevée et entourée d’un récif, Futuna plus montagneuse et Alofi inhabitée, un archipel à l’écart des routes commerciales et stratégiques, battu par les vents et les cyclones, sans ressource particulière. Au total 11000 personnes sur 142 km2. A Wallis, une monarchie gouvernée par un roi coopté dans une des familles royales, à Futuna deux rois et qui reçoivent un salaire de l’Etat pour leur fonction de roi, un évêque qui siège à gauche du roi et le préfet à sa droite…en France en 2015 ?…que de paradoxes!

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La première civilisation connue  sur ces iles est la civilisation lapita, entre 800 et 900 avant –J.C. Puis vinrent les invasions des Tonga sur Wallis et des Samoa sur Futuna, laissant deux langues différentes, qui en ce moment même font l’objet de la création d’une Académie des langues wallisienne et futunienne.

 

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Après la découverte de Futuna par des navigateurs hollandais en 1616, Bougainville y fait escale en 1768, il  la nomme " L'enfant perdu du Pacifique". A peu près à la même époque le capitaine britannique Samuel Wallis visite l'ile d'Uvea qu'on appelle depuis: «Wallis».

Les premiers occidentaux à s'y installer durablement furent les missionnaires maristes, au milieu du XIX°  siècle. Ils furent bien accueillis, et même s’il y eut un martyr à Futuna, Pierre Chanel un des deux pères fondateurs,  la conversion des insulaires au catholicisme fut un succés.

 

Malgré les difficultés d’accés et le peu de ressources qu’offraient ces iles des navires baleiniers s’y arrêtaient, comme aux iles Marquises, il y eut même une activité de dépeçage des baleines sur l’ilot Faioa. Mais, est-ce parce que les marins n’étaient pas nombreux, ou parce qu’ils étaient freinés par la loi coutumière ou la morale chrétienne, il semble qu’ils n’aient pas eu le même effet désastreux sur la population qu’aux Marquises, à savoir l’apport de maladies et l’affaiblissement de cette population. On a peu d’informations sur le sujet.

 

En 1842, les iles demandèrent le protectorat français. En 1887 sous le règne de la reine Amelia de Wallis le protectorat fut accordé. Forts des expériences de colonisation, en Polynésie entre autres, les missionnaires avaient conseillé aux chefs de s'appeler « rois » plutôt que « chefs », ce qui leur permit peut-être de garder d'emblée leur autorité coutumière et leur organisation traditionnelle, tandis que l'autorité française ne s'occupait que des affaires extérieures. L'administration française ne s'installera d’ailleurs sur place qu'en 1961, lorsque l’archipel deviendra, par referendum, un territoire d’outre-mer.

Cela a abouti à un statut particulier qui laisse une grande part au droit coutumier, et qui actuellement s'apparente  à celui de la Nouvelle-Calédonie.

 

La loi statutaire de 1961 stipule que « la République garantit aux populations du territoire des îles Wallis et Futuna, le libre exercice de leur religion ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit et aux dispositions de la présente loi ». Les Wallisiens sont donc citoyens français mais régis par un droit particulier qu’on appelle la coutume et dont le roi est dépositaire : un ensemble de règles sociales liée à la terre, le «fenua», et aux ancêtres bienfaiteurs qui ont légué cette terre, les missionnaires y ayant rajouté Dieu, l’ancêtre suprême en quelque sorte.

Cette répartition des pouvoirs se retrouve dans la cérémonie du kava, au cours de laquelle ce breuvage confectionnée à partir d’une racine broyée et d’eau, est solennellement distribué aux chefs coutumiers, aux représentants de l’Eglise et à ceux de l’Etat, devant l’assemblée populaire. Les trois pouvoirs de Wallis.

 

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Le roi est à la fois la mémoire foncière de son peuple et son juge suprême. Il est censé connaître toutes les généalogies et limites de « propriété » des familles. La terre est inaliénable, répartie entre les chefferies par l’histoire et les décisions du roi; les familles sont propriétaires des terres qui leur sont allouées et peuvent se les transmettre par succession. Le roi est seul apte à régler les problèmes fonciers.

 

Il y a deux rois à Futuna et un à Wallis, les derniers rois de France. Ces rois sont choisis au sein des familles nobles dites « aliki », ils peuvent être destitués, comme tous les aliki, s’ils sont jugés inaptes à servir la communauté.

Le roi de Wallis, qu’on appelle le Lavelua, est entouré de six ministres et un premier ministre. Il nomme, sur proposition de la population, trois chefs de districts, les «  fai pule », qui ont autorité sur vingt chefs de village, les « pule kolo ». Si depuis l’évangélisation le roi n’a plus droit de vie et de mort sur ses sujets et si les « tabous », interdictions  ordonnées par les dieux à travers la bouche du roi,  ont perdu leur caractère sacré, il n’empêche que le roi concentre encore aujourd’hui toute l’autorité de l’ile...

 Depuis quelques mois  il n’y a plus de roi à Wallis, les aliki ayant du mal à se mettre d’accord.

A Futuna, où la population est moins importante, il y a deux rois avec chacun un seul district comprenant six villages, et cinq ministres.

 

L’Eglise, autre élément important de cette société à plus de 90% catholique et remarquable pour sa ferveur, c’est ce qui se voit le plus après les cocotiers.

 

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Cathédrale, églises, chapelles, sanctuaires il y en a tout le long du rivage, et pas des moindres ! Construits avec la roche volcanique noire que l'on égaye avec des motifs à la peinture blanche, ces monuments se dressent fièrement vers le ciel, on se demande parfois pour qui et pour quoi car l’habitat est plutôt éparpillé.

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Ghislain nous explique que cette inflation bâtisseuse relève plus des chefferies que de l'évêché, mais que là aussi il faut faire avec la pratique coutumière, le respect des hiérarchies et l’attachement à sa  «famille» se mesurant au prestige qu’on lui assure…Pour financer ces constructions les chefferies font appel aux Wallisiens de Nouvelle-Calédonie, ceux-ci, même en expatriation, restent soumis à la coutume wallisienne.

Les premiers missionnaires maristes, tout en modifiant considérablement la société wallisienne (fin des guerres entre royaumes, fin de la polygamie, scolarisation des enfants..) avaient pris soin de respecter sa cohérence et préserver certaines pratiques : l’usage de la langue vernaculaire, les rites du cycle de vie, le système des cérémonies, des « tabus », l’inaliénabilité de la terre garantie par le roi… Adaptation aux us et coutumes locaux tout en introduisant de nouvelles valeurs, c’est la vie des Missionnaires.

Aujourd’hui tout  l’enseignement se fait en français mais toute la vie quotidienne est en langue locale, y compris dans les administrations. L’Eglise de Wallis qui assure l’école primaire, réclame fortement l’enseignement des langues wallisiennes et futuniennes dés la maternelle et l’adaptation des programmes et des manuels scolaires, venus de France, au contexte local. Cela n’a pas toujours été le cas, mais il ne semble pas que la langue vernaculaire ait été aussi fortement brimée qu’aux Marquises.

 

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Une fête étant prévue pour le dimanche dans une chefferie voisine Ghislain nous invite à dormir à l'évêché. Nous dinons le soir entre Père Ghislain et Père François, tous deux maristes ayant fait toute leur vie en Océanie, les deux seuls « papalagi »(=français de Métropole) du clergé wallisien.

Concernant l’évêché n'imaginez pas les fastes de Rome version tropiques, c'est plutôt le contraire: bien que vaste, et construite en dur comme toutes les maisons qu'on voit, la Mission, qui abrite à côté de l’évêché, deux internats pour les élèves de Futuna , deux communautés religieuses et la direction de l'enseignement catholique, c’est plutôt sobre.

 

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La fête, à la base une fête religieuse de la paroisse de Mua, sera colorée et joyeuse malgré les trombes d'eau qui font fondre les costumes.

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L’église est pleine et la chorale vigoureuse.

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Après la messe, il y a les cérémonies coutumières, on dit : « la coutume ». Les chefs entourent le chef de la chefferie qui abrite la paroisse, derrière eux les autres autorités de l'ile, administrateur, chef de gendarmerie, juge, évêque, prêtre etc..Assis en face sont les notables, les « aliki ».

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Ils boivent chacun à leur tour le kava; la distribution se fait selon un protocole précis, dans un silence général, tout le monde, y compris la population, devant être assis.

Puis vient le «kataoga»: chacun des invités se voit attribuer un cochon qu'il distribuera plus tard parmi ses «sujets», pas un petit cochon s'il vous plait, même si chacun sait que pour lui donner la ligne wallisienne on l'a bourré de troncs de bananier…

 

 

 

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Un repas pantagruélique suit les cérémonies, puis viennent les danses.

 

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Habitués que nous sommes à la dimension artistique des costumes et danses de la Polynésie nous restons un peu sur notre faim, si on peut dire ça à Wallis ! Mais on y trouve  richesse des couleurs, vitalité, générosité et un nombre de participants étonnants.

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On dirait que toute la paroisse danse devant les caméras de la télévision! Une chose nous surprend c'est la distribution d'argent aux danseurs: ostensiblement, du côté des chefs comme du public, chacun se lève et va mettre un billet dans la corbeille commune ou la chemise d'un danseur.Il paraît que cette habitude est venue après le passage des américains en 1945…

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Cette danseuse a bien 200 000 FCP sur elle, environ 1800 Euros, et on n'en est qu'à la moitié du spectacle! Autour de moi on se réjouit à chaque nouveau billet. L’argent dans ce contexte semble n’avoir pas de valeur marchande, aussi bien tout sera perdu demain au bingo, et que peut-on acheter à Wallis en dehors d’une belle voiture? L’argent fonctionne comme des médailles, le nombre de billets témoigne de la reconnaissance qu’on a envers les efforts des danseurs pour que leur communauté tienne son rang, et par là-même la reconnaissance de leur appartenance à cette communauté … Mélange de la coutume, la religion, le monde moderne, avec un fil conducteur : l’attachement à sa tribu, qu’on n’appelle pas ici tribu mais « famille », « chefferie »…

 

Cet attachement à  la coutume face à la religion puis face à l’état républicain, mais on pourrait dire aussi avec la religion et avec l’état républicain, marque l’originalité de cette société wallisienne. Elle n’a cessé de s’affirmer au long de l’histoire.

Un conflit occupe en ce moment les ondes : la responsable de l’Agence de la Santé de Futuna, une « papalagi », a des difficultés avec deux de ses subordonnés…On pourrait penser que le problème va se régler dans l’enceinte administrative, ce sont tous des fonctionnaires de l’Etat français. Non! il se gère dans la chefferie sur laquelle est située l’Agence de Santé: un soir on entend à la radio que la «papalagi» a été mise de force à l’avion, sans avoir le temps de prendre ses affaires et avant même que le préfet ait pu intervenir! la communauté papalagi est assez impressionnée!

Autre exemple : il y a quelques années le pays a été bouleversé, et ne s'en est toujours pas remis, par une affaire qui avait défrayé la chronique à l'époque : le petit fils du Roi, conduisant en état d'ébriété, avait tué un piéton. Dans la théorie ce qui est pénal ne relève pas de la coutume, mais dans les faits, les autorités coutumières sont d’abord saisies, le tribunal de droit pénal n’intervenant qu’en appel…Le Roi, soutenu par certaines chefferies, n'a pas voulu livrer tout de suite son petit fils à la justice française. Cet incident a amené la division parmi les chefferies, division qui perdure entre partisans du respect du droit coutumier venu des ancêtres et partisans du respect du droit de l’Etat providence…

 Autre exemple plus ancien. Aux débuts de l’évangélisation des iles, en 1841, le Père Pierre Chanel a été tué à Futuna par les insulaires. L’Eglise a rendu hommage à sa vie exemplaire en le canonisant, premier et saint martyr d’Océanie. Des écrits d’un marin gallois qui vivait à Futuna au moment de l’affaire font apparaître qu’il n’a pas été tué à cause de sa foi mais, dans l’exercice de sa foi, à cause d’un maladroit manque de respect à la coutume. En effet la coutume dit que le fils ainé du roi ne doit pas manger d’igname avant d’avoir eu un fils lui-même ; à ce moment le «  tabou » passe sur le nouveau-né, jusqu’à ce que celui-ci ait un fils à son tour...et ainsi de suite. Violer ce tabou entraine la vengeance des dieux et la peine de mort. Le fils du roi Niuliki interroge le missionnaire sur le sujet : manger l’igname va-t-il vraiment entrainer la mort ? Le prêtre lui répond que non, ce sont des superstitions. Erreur fatale pour le missionnaire. Le jeune homme réunit quelques copains et ravis de braver l’autorité et les dieux ils font un festin d’ignames. Pour le Roi le coupable c’est le Père Chanel, il le fait mettre à mort…En poussant le fils à enfreindre le tabou il avait amené sur la famille Niuliki la honte et la malédiction. Ghislain raconte qu’il y a quelques années à Nouméa des descendants de la famille Niuliki lui confiaient avoir beaucoup de malheurs et vouloir retourner à Futuna demander pardon pour les évènements de 1841. Pardon pour le meurtre de Pierre Chanel  ou pour la honte qui s’était abattu sur la famille après le geste du fils irrespectueux?

 

 

D’un point de vue économique, ces iles ne produisant rien en dehors d'une agriculture et pêche de subsistance. Il n'y a pas de tourisme. C'est l'Etat français qui subvient à l'essentiel des besoins. La santé est gratuite pour tous, l’école primaire est assurée par l’église catholique, l’enseignement secondaire est assuré par l’Etat, les travaux d’infrastructures sont financés par l’Etat.

Le port de Wallis...

Le port de Wallis...

1500 personnes sont fonctionnaires, dont environ 300 Papalagi. 35 000 wallisiens et futuniens vivant hors du territoire, en Nouvelle-Calédonie, France ou Tahiti, apportent également leur aide aux familles restées dans les iles. Comparées aux Samoa d'où nous venons, on vit bien à Wallis, même très bien. Voitures, ordinateurs, hôpital, école, supermarchés, tout est là… sauf le stress!

 

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Les quelques petits bateaux de pêche qu'on voit sont à moteur et pêchent à l'extérieur du lagon quand le temps le permet. Dans le lagon chacun pêche devant sa maison ce qu'il y trouve: des poulpes, des coquillages, des huitres, des orphies pour le chat, des aturés à la saison…tandis que derrière la maison grossissent les cochons. Mais il y a peu de poissons dans le lagon : surpêche, pêche à la dynamite…et les cochons sont engraissés aux granulés.

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Pas de délinquance ici disent les gendarmes qui nous prennent en stop pour aller à la «capitale» Mata Utu. On emprunte la route traversière, une magnifique grande route sur laquelle il n’y a personne, héritage des américains qui avaient fait de Wallis un pont aérien lors de la guerre du Pacifique.

«Pour nous Wallisiens la loi c’est la coutume nous explique un monsieur d’un certain âge qui nous prend dans l’autre sens. C’est la coutume qui fait l’ordre. Wallis est petit, si on pêche trop le lagon il n’y a plus de poisson. Mais on partage, personne n’a faim à Wallis…» Ses quatre enfants vivent en France, c’est là le drame de ces îles, les jeunes s’en vont, souvent leurs vieux parents les rejoignent.

Paradoxe d’un paradis qui se vide…

 

C’est une réalité effarante : le territoire de Wallis et Futuna se dépeuple à grande vitesse. En 2003 il comptait presque 15000 habitants, en 2015 il n’atteint pas 11000…Cette baisse de population correspond pour l’essentiel à une migration hors du territoire, vers la Nouvelle Calédonie ou la métropole. On s’interroge alors sur l’avenir de ces îles…

Si la Nouvelle Calédonie devient indépendante, si l’emploi en métropole diminue, ainsi que la dotation de l’Etat, les wallisiens reviendront chez eux..mais il faudra partager, réapprendre à vivre ensemble, organiser un développement durable…et c’est là, dit Ghislain, que l’interaction entre le monde coutumier, l’Eglise et l’Administration reprendra toute son importance.

 

Sur la plage d’Halalo où nous sommes ancrés, vit Pascal ; lui c’est l’inverse, il a migré vers Wallis ! marié à une wallisienne, énergique jeune femme responsable de la Croix Rouge, il vit là depuis vingt ans ; ils ont trois adorables petites filles. Pascal a monté un centre de plongée bien actif, je suis ravie d’en profiter car les fonds sous marins sont riches et les coraux très beaux. Il dit avoir trouvé son bonheur dans la gentillesse et la tranquillité wallisienne. Pour la première communion de sa fille celle-ci a reçu neuf robes fastueuses et il a dû accueillir sa nombreuse belle-famille pendant quinze jours. Mais, comme il dit, il faut accepter la coutume, ses excès comme ses besoins ; en retour il vit en paix, à proximité de la nature, sous l’aile d’une chefferie…Pour lui et sa famille c’est le paradis.

 

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Une belle brise s’annonce pour partir vers Savusavu sur l’ile Vanua Levu, Nord des Fidji. Nous reprenons la passe de Wallis, sans stress cette fois mais avec un petit pincement au cœur…

 

 

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commentaires

Claire 11/11/2016 17:14

Waouh, Wallis et Futuna me donne envie de la découvrir